BILAN 2013-2018 DU MANDAT DE SEM IBRAHIM BOUBACAR KEITA

Pour réussir notre nouveau Mali

Cet axe vise à bâtir une réelle démocratie à laquelle participeront tous les maliens

En vue de moderniser et rendre plus efficaces les institutions de nombreuses actions ont été menées :

 

1. Relire la Constitution et renforcer le rôle des élus

 

Le projet de loi portant révision de la Constitution de 1992 a été adopté par l’Assemblée Nationale avant d’être retiré par le Président de la République pour relecture dans le but de préserver la cohésion sociale suite aux vagues de protestations contre ladite révision.

 

Les dispositions pertinentes contenues dans le projet de loi portant révision de la Constitution de 1992 devraient permettre d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, de renforcer le rôle des élus et de créer une Cour des Comptes, conformément aux directives de l’UEMOA.

 

En ce qui concerne le renforcement du rôle des élus, il  est important de noter qu’une innovation de taille a été introduite avec le vote d’une loi créant le statut de chef de file de l’opposition.

 

2. Améliorer la gestion des finances publiques et augmenter les recettes

 

Des dispositions ont été prises en vue de moderniser la gestion des finances publiques et d’enregistrer des progrès substantiels à travers l’élargissement de l’assiette fiscale et d’une plus grande maitrise des dépenses publiques :

  • passage à l’exécution du budget en mode programme, démarré en janvier 2018 ;
  • amélioration des outils de gestion des finances publiques avec une meilleure qualité de production et de présentation des documents budgétaires ;
  • présentation devant l’Assemblée nationale dans les délais des projets respectifs de la loi de finances et de la loi de règlement ;
  • recettes budgétaires en progrès de 64,73%, passant de 898, 2 milliards FCFA au 31 décembre 2013 à 1 479,6 milliards F CFA au 31 décembre 2017, grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, l’intensification de la lutte contre la fraude, la maîtrise des exonérations et aux actions initiées dans le cadre de la réforme foncière et cadastrale ;
  • paiement des arriérés de la dette intérieure : 108,48 milliards FCFA en 2014 ; 234,11 milliards FCFA en 2015 et 27 milliards FCFA en 2016.

 

3. Lutter efficacement contre  la corruption

 

Dans ce domaine, les actions engagées se poursuivent :

  • production à bonne date des rapports trimestriels destinés au Comité National de suivi de la mise en œuvre du nouveau plan gouvernemental 2014-2018 de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière ;
  • reprise en main et mise à jour des dossiers au niveau des trois (3) pôles économiques et financiers de Bamako, Kayes et Mopti ;
  • adoption de la Loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite et création de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI). Le recensement des assujettis se poursuit activement.