BILAN 2013-2018 DU MANDAT DE SEM IBRAHIM BOUBACAR KEITA

Pour l’honneur du Mali

Cet axe vise à rétablir la paix, la sécurité et la réconciliation entre les maliens

1. Réconciliation, Paix et Souveraineté

 

Le dialogue politique et la réconciliation nationale ont été au centre des priorités de l’action du Président Ibrahim Boubacar Keita dès son investiture. Dans ce cadre, les Assises du Nord tenues les 1er, 2 et 3 novembre 2013 ont permis de dégager les outils et les stratégies aptes à recoudre le tissu social, à renforcer l’unité de la Nation et à définir les bases de la refondation d’une Nation plurielle, réconciliée avec elle-même.

 

La tenue rapide de ces assises marque la volonté des nouvelles autorités, d’accorder une haute priorité au règlement de la situation dans les régions du nord du pays dans le cadre d’une démarche globale d’approfondissement de la politique nationale de décentralisation, qui semble marquer le pas dans sa dynamique après plus d’une décennie de mise en œuvre.

 

Pour lui donner un nouveau souffle, les Etats Généraux de la Décentralisation ont été organisés par le Gouvernement, les 21, 22 et 23 octobre 2013. Suite aux recommandations issues de ces assises, il a été formulé une nouvelle vision pour une décentralisation renforcée, fondée sur la « régionalisation ». Celles-ci mettent le développement régional au centre de la gouvernance, de la croissance économique et de la solidarité nationale, tout en garantissant le respect des diversités territoriales et culturelles, et en préservant l’unité nationale et l’intégrité du territoire.

 

La mise en place des Agences de développement régional et leur opérationnalisation procèdent de cette volonté.

 

Dans la même lancée, les pourparlers  entre toutes les parties maliennes ont été ouverts grâce à la tenue de trois phases du dialogue inter-malien, lancé à Alger en juillet 2014 et ayant abouti à l’élaboration d’un document intitulé: « Éléments d’un Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali », et à la mise en place en janvier 2014 de la Commission Vérité Justice et Réconciliation.

 

Par la suite, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali  issu du processus d’Alger, a été signé le 15 mai et parachevé le 20 juin 2015 à Bamako.

 

Il s’agit d’un accord inclusif et intégral garantissant des mesures de réformes politiques et institutionnelles fortes, la consolidation de la défense et de la sécurité assurant l’intégrité du territoire, l’unité nationale et la cohésion sociale, la garantie d’une justice saine et la réconciliation nationale, ainsi que la promotion d’un développement économique, social et culturel durable des régions du nord dans un ensemble national cohérent et solidaire. L’Accord pour la paix et la réconciliation constitue un édifice solide qu’il convient d’élever au rang de priorité permanente.

 

Sa mise en œuvre pragmatique contribuera à moderniser nos institutions par les réformes préconisées, à renforcer la paix et la sécurité fondées sur une justice impartiale propice à la réconciliation.

 

Outre, les actions ci-dessus, le quinquennat a été marqué entre autres par les actions suivantes :

  • tenue de rencontres intra-communautaires dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti autour de l’apaisement du climat social, de la promotion du « vivre ensemble » et du renforcement de l’unité nationale ;
  • dissémination de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, à travers des ateliers, des caravanes pour la paix et la réconciliation « Azalai-Kayes-Kidal », des caravanes culturelles et des foras de discussions sur le processus.

 

Malgré les difficultés, et compte tenu du fait que les maliens et les maliennes n’oublieront jamais, que « l’obtention d’un Accord pour la PAIX » était attendue par tous,  les résultats suivants ont été obtenus :

 

Sur le plan des principes et engagements fondamentaux

  • le respect par les mouvements armés, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale ;
  • le respect par les mouvements armés, du caractère Laïc de l’Etat et de ses valeurs républicaines et démocratiques ;
  • le respect à ne jamais revendiquer par la violence armée ;
  • le respect de la diversité et de la promotion culturelle et linguistique ;
  • le respect de la dignité humaine, des droits humains et de libertés fondamentales et religieuses.

 

Sur le plan des réformes politiques et institutionnelles

  • Opérationnalisation des nouvelles régions de Taoudénit et de Ménaka ;
  • Mise en place des Autorités intérimaires : promulgation de la Loi N°2016-013 du 10 mai 2016, instituant les Autorités intérimaires suite à la modification du Code des Collectivités territoriales, puis adoption du Décret N°2016-0332/P-RM du 18 mai 2016 ; Nomination des membres de ces autorités et collèges.
  • Relecture des principaux textes sur la Décentralisation, l’Administration du territoire et les Elections : loi déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, loi portant Code des collectivités territoriales, loi portant Statut général des fonctionnaires des collectivités territoriales, loi portant Statut particulier du District de Bamako (Lois N°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités territoriales et N°2017-052 du 02 octobre 2017 déterminant les conditions de la Libre administration des Collectivités territoriales).

 

Sur le plan de la défense et de la sécurité :

  • Création depuis décembre 2015, de la Commission Nationale Désarmement-Démobilisation et Réinsertion (CNDDR), de la Commission d’Intégration (CI), et du Conseil National de Réforme du Secteur de la Sécurité (CNRSS) ;
  • La Commission Technique et de Sécurité (CTS) est créée et opérationnelle au lendemain de la signature de l’Accord ;
  • Le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), avec l’unité de patrouille mixte de Gao, est créé depuis 2016. Les unités de patrouilles mixtes du MOC à Kidal et Tombouctou sont mises en place en mai 2018 ;
  • Le projet de réinsertion des Ex-combattants (PREC/PNDDR/CNDDR), sous financement IDA est lancé depuis le 02 Novembre 2017. Ce projet réalisé par la CNDDR rentre dans le cadre du Programme National DDR évalué à 30 milliards FCFA ;
  • La Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM, N°008 du 05 mars 2015) et la loi de Programmation de la Sécurité Intérieure (LPSI, N°029 du 14 juillet 2017), adoptées par le Gouvernement, et évaluées respectivement à 1230 milliards FCFA et 446 milliards FCFA, concourent au renforcement des capacités opérationnelles des FAMas (avec l’opérationnalisation de l’armée de l’air), en vue de la nouvelle armée reconstituée et moderne ;
  • La création de la Force Spéciale Anti-Terroriste (FORSAT), en 2016, rentre dans le cadre de la création des unités spéciales prévues dans l’Accord.
  • La création de la Force conjointe G5 Sahel, est également une réponse soutenue par l’ensemble de la communauté internationale, à la lutte contre le terrorisme, le narcotrafic et la criminalité transfrontalière.

 

Sur le plan du développement économique et social

  • Elaboration et mise en œuvre du Plan d’Urgence et de Relèvement pendant la période intérimaire 2016-2017 dont le coût total se chiffre à 265,554 milliards de F CFA.
  • Création des Agences de Développement Régional (ADR) et réalisation de Contrats-plans Etat-Régions.
  • Tenue à Paris le 22 octobre 2015 de la “Conférence internationale de haut niveau pour la relance économique et le développement du Mali”, avec l’appui de la France et de l’OCDE. La conférence a enregistré, sur la base des premières annonces faites, des contributions de l’ordre de 120 milliards de F CFA (3,2 milliards d’Euros) pour la période 2015-2017 dont un montant de 397 milliards de F CFA (605 millions d’Euros) pour les régions du nord du Mali ;
  • Elaboration par le Ministère de l’Economie et des Finances d’un Plan d’actions pour le transfert de 30% des recettes budgétaires de l’Etat aux Collectivités territoriales à l’horizon 2018;
  • Stratégie Spécifique de Développement des Régions du Nord est adoptée en juillet 2017 ;
  • Fonds de développement Durable (FDD) est créé en 2017 avec une dotation initiale prévue de 300 milliards de FCFA de la part de l’Etat.

 

Sur le Plan de la réconciliation, la justice et les questions humanitaires

  • A la date du 30 septembre 2017, 089 personnes réfugiées ont été rapatriées et ont bénéficié des appuis alimentaires. Selon les estimations, il reste encore 142.386 personnes réfugiées dans les pays voisins ;
  • Depuis,  3 (trois) accords triparties sont signés entre le Mali, le HCR, le Niger, le Burkina FASO et la Mauritanie, pour le retour sécurisé des réfugiés, en vue de leur réinsertion ;
  • La Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) créée en janvier 2014, a enregistré plus de 2000 dépositions de présumés victimes ;
  • La Conférence d’Entente Nationale s’est tenue du 27 mars au 02 avril 2017 à Bamako et a traité, entre autres, de trois (3) thématiques principales à savoir : (i) la Paix ; (ii) l’Unité nationale et (iii) la Réconciliation nationale ;
  • La Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale est élaborée, de même qu’une cartographie du répertoire des terroirs du Mali ;
  • Mise en œuvre de la Justice Transitionnelle à travers l’élaboration d’un document de Politique Nationale de Justice Transitionnelle adopté par le Gouvernement en novembre 2016 ;
  • Mise en place par Arrêté N°2017-2011/PM-RM du 22 juin 2017 d’une mission de bons offices dans les régions de Kidal, du Delta intérieur et de la Boucle du Niger ;
  • Désignation, par Lettre N°725/PM-CAB du 29 décembre 2017, du Point focal de la Commission d’enquête internationale ;
  • Jugement rendu de la Cour Pénale Internationale (CPI), sur la destruction du patrimoine culturel de Tombouctou.

 

2. Défense et Sécurité

 

2.1 Défense

 

En vue d’inscrire les opérations de défense dans une vision claire et cohérente garante de leur efficacité, le gouvernement a adopté en mai 2015 la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM) sur cinq (5) ans, pour un coût total de mille deux cent trente milliards cinq cent soixante-trois millions neuf cent soixante-douze mille trois cent quarante-neuf (1 230 563 972 349) FCFA sur la période 2015-2019, qui concrétise la volonté du Président de la République Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA de doter le Mali d’un outil de défense capable de relever les nombreux défis sécuritaires du moment.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de la LOPM, des efforts ont été consentis, en termes de :

  • renforcement des capacités opérationnelles et amélioration du cadre de vie et de travail de nos Forces de défense, à travers notamment :
  • l’acquisition d’armes, de munitions et de matériels roulants conséquents ;
  • l’acquisition de quatre (4) nouveaux appareils dont deux (2) avions de types Y-12 et des hélicoptères de combat de type MI-35, des avions de chasse et de transport ;
  • l’acquisition de onze mille (11 000) casques balistiques et plus de six mille (6 000) gilets pare-balles ;
  • l’acquisition de centaines de tentes collectives et de milliers de rations de combattants ;
  • le recrutement de cinq mille (5 000) soldats dans l’armée, deux mille cent quatre-vingt-sept (2 187) agents dans la Police nationale et cinq cents (500) dans la protection civile ;
  • la formation de huit (08) Groupements Tactiques Interarmes (GTIA) par la Mission de formation de l’Union Européenne au Mali (EUTEM-Mali) ;
  • la formation des pilotes et des équipages ;
  • la construction d’un centre de formation des militaires à Hombori ;
  • l’octroi aux ayant-droits de tout militaire tombé sur le champ de l’honneur d’un salaire de dix (10) ans du grade immédiatement supérieur à celui qu’il portait au moment de son décès.

 

Le renforcement des capacités opérationnelles a permis la montée en puissance des FAMAs et la réalisation par celles-ci de grandes opérations de sécurisation des institutions et des personnes, ainsi que de leurs biens :

  • opération MALIBA qui a mobilisé des milliers de soldats dans la partie Nord du pays, avec une mission réorientée après la signature de l’Accord vers la lutte contre le terrorisme, ainsi que la sécurisation des grandes agglomérations et des axes routiers ;
  • opération SENO démarrée en octobre 2015 dans les localités de Tominian, Koro, et Bankass qui a permis de neutraliser des dizaines de terroristes dans la zone ;
  • opération SOUTOURA dans la région de Sikasso qui a contribué à sécuriser les frontières avec la Côte d’Ivoire en éliminant des bandes de terroristes se réclamant d’ANSARDINE, en saisissant plusieurs matériels de guerre et en procédant à des arrestations ;
  • opération DAMBE qui a pris le relais de MALIBA pour parachever la mission de sécurisation et de lutte contre le terrorisme dans le Nord du pays ;
  • création en mars 2016 de la Force Spéciale Anti-terroriste (FORSAT) et son opérationnalisation.

 

2.2 Sécurité

 

Le Gouvernement a adopté dans le cadre du renforcement de la sécurité, la Loi de Programmation sur la Sécurité Intérieure pour un coût prévisionnel de quatre cent quarante-six milliards (446 000 000 000) FCFA, pour la période 2017-2021.

Cette loi a permis la réalisation de certaines infrastructures au profit des forces de sécurité intérieure :

  • construction de deux (2) commissariats de police à Kalaban Coro et à Kati Hèrèmakono ;
  • construction de quatre (4) brigades territoriales à Youwarou, Diamou, Sikasso et Koro ;
  • construction de trois (3) pelotons de garde nationale à Youwarou, Ténenkou et Nioro ;
  • construction d’un centre de secours à San ;
  • installation d’une antenne de l’Office Central des Stupéfiants à Gao ;
  • réhabilitation de l’Ecole Nationale de Police et du Centre de secours de Baco-Djicoroni ;

 

2.3 Renforcement de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière

 

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la bande Sahélo saharienne, le Président Ibrahim Boubacar KEITA s’est employé avec ses pairs à mettre sur pieds un outil de coopération militaire transfrontalière, le G5 Sahel.

 

Le Leadership du Président Ibrahim Boubacar KEITA a permis de faire du G5 Sahel une réalité, à travers notamment le renforcement des capacités opérationnelles des Etats du Sahel.  Aujourd’hui, le déploiement des forces du G5 Sahel est effectif et le siège de son état-major opérationnel est à Sévaré.

 

La mise en œuvre de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire et de la Loi de Programmation sur la Sécurité Intérieure a permis une montée en puissance de nos forces de sécurité  et de défense à travers une dotation conséquente en moyens adéquats, ainsi qu’un réarmement moral des troupes.

 

Désormais, le G5 Sahel est une composante essentielle dans la lutte contre le terrorisme dans le monde, en général et dans le Sahel en particulier.

 

3. Diplomatie

 

3.1 Efforts diplomatiques en faveur de la paix, de la sécurité et du développement

 

En vue de la résolution de la crise multidimensionnelle dans laquelle notre pays était plongé, le Président Ibrahim Boubacar KEITA a consenti d’énormes efforts sur le plan diplomatique, pour faire adopter par le Conseil de Sécurité des Nations Unies la Résolution-2164 du 25 juin 2014 relative au renouvellement du mandat de la MINUSMA.

 

Ces efforts ont abouti à la réussite du processus politique de sortie de crise dans le cadre des pourparlers inter-maliens en juillet 2014 à Alger.

 

Aussi, faudrait-il saluer la participation de qualité à la 69ème session de l’Assemblée Générale en marge de laquelle le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki MOON a tenu à organiser et coprésider avec le Président Ibrahim Boubacar KEITA une session spéciale sur la situation au Sahel.

 

D’autres initiatives diplomatiques ont été prises, toujours dans le cadre de la recherche de la paix notamment :

  • participation de qualité du Mali au Sommet des leaders africains et américains au cours duquel notre pays a été retenu parmi les six (6) pays pilotes pour l’initiative du Président OBAMA pour la paix et la sécurité en Afrique, les 6, 7 et 8 août 2014 à Washington ;
  • organisation du 27ème Sommet Afrique-France sur le Partenariat, la Paix et l’Emergence en présence d’une quarantaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi que des Représentants de plusieurs Organisations internationales, les 13 et 14 janvier 2017 à Bamako.

 

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, notre diplomatie a mené un certain nombre d’actions ayant abouti à la mise sur pied du G5 Sahel :

  • rencontre préparatoire des ministres des Affaires Etrangères du G5 Sahel et de l’Union Européenne le 5 juin 2015 à Bamako ;
  • Désignation en février 2017 de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA par ses pairs à la tête du G5 Sahel ;
  • approbation par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies de la Force Conjointe du G5 Sahel, le 21 juin 2017 ;
  • tenue du Sommet Extraordinaire du G5 Sahel en présence du Président de la République française, Son Excellence Monsieur Emmanuel MACRON, sur les questions de financement de la Force Conjointe du G5 Sahel de cinq mille (5 000) hommes, le 2 juillet 2017 à Bamako ;
  • participation du Président en exercice du G5 Sahel, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, à la 72ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, tenue le 18 septembre 2017 à New York, au cours de laquelle a été développée  une stratégie d’ensemble sur les réponses aux défis sécuritaires dans l’espace Sahélo-saharien et les menaces communes auxquelles sont confrontés les pays du G5 Sahel, la France et l’Europe ;
  • tenue de la réunion ministérielle du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur la Force du G5 Sahel les 30 octobre et 1er novembre 2017, à New York et à Washington, au cours de laquelle les Etats-Unis d’Amérique ont annoncé une contribution de soixante millions (60 000 000) Dollars US à l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel ;
  • visite du Conseil de Sécurité des Nations-Unies dans trois (3) pays membres du G5 Sahel à savoir le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso, pour collecter les informations nécessaires à la rédaction de son rapport, du 19 au 22 octobre 2017 ;
  • participation du Président en exercice du G5 Sahel, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, au Sommet Union Africaine-Union Européenne pour accélérer le déploiement des premières patrouilles de la Force conjointe du G5 Sahel, le 29 novembre 2017 à Abidjan ;
  • organisation d’un sommet en Belgique et obtention de financement pour l’opérationnalisation du G5 Sahel sous la présidence du Mali à la tête du G5 Sahel en 2017 ;
  • tenue de la réunion du G5 Sahel à l’initiative du Président MACRON au cours de laquelle l’Union Européenne, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis se sont engagés à apporter respectivement cinquante millions (50 000 000) d’Euros, cent millions (100 000 000) d’Euros et trente millions (30 000 000) d’Euros pour l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel, à Paris, le 13 décembre 2017 ;
  • message du Président KEITA, Président en exercice du G5 Sahel, aux communautés des pays membres à l’occasion du troisième anniversaire de la création du G5 Sahel dans lequel il a, d’une part, réaffirmé sa ferme volonté et celle de ses pairs à faire face à l’insécurité et au sous-développement, et d’autre part, annoncé la tenue prochaine à Bruxelles d’une conférence internationale sur la Sécurité et le Développement au Sahel ;
  • tenue du Comité de Défense et de Sécurité des Chefs d’Etat-Major du G5 Sahel, le 6 janvier 2018, à Bamako ;
  • tenue de la première Réunion ministérielle sur l’opérationnalisation de la Force du G5 Sahel, le 8 janvier 2018 à Bamako.

 

3.2 Efforts dans le cadre du renforcement de l’outil diplomatique

 

Au vu du contexte particulier et des enjeux de souveraineté, il est apparu nécessaire de renforcer notre diplomatie par un certain nombre de mesures et d’actions :

  • relance des contacts politiques de Haut niveau et de la Coopération avec la Russie ;
  • création par Décret n° 2015-0708/PM-RM du 6 novembre 2015 du Centre d’information gouvernementale (CIGMA), afin de donner plus de visibilité aux actions du Gouvernement ;
  • renforcement du rôle du Ministère des Affaires Etrangères dans la coordination de la communication gouvernementale à l’endroit des partenaires bilatéraux et multilatéraux, y compris le système des Nations-Unies, relativement à la gestion de la crise et à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ;
  • ouverture de nouvelles Ambassades au Qatar, au Rwanda et au Tchad ;
  • mission commerciale d’Abou Dhabi érigée en Ambassade ;
  • ouverture du Consulat Général de Lyon.

 

Il faut noter la visite au Mali du Secrétaire Général des Nations-Unies, Monsieur Antonio GUTERRES, dans le cadre de la commémoration de la Journée Internationale des Casques Bleus, avec les soldats de la paix qui servent au Mali, les 29, 30 et 31 mai 2018.

 

La mise en œuvre des mesures prioritaires préconisées a permis au Mali d’être plus audible sur la scène internationale. Aujourd’hui, notre pays est plus écouté et respecté aussi bien aux Nations-Unies qu’au niveau des instances sous régionales et régionales.

 

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a décidé dans sa résolution 2295 (2016) de doter la MINUSMA, d’un mandat robuste lui conférant ainsi une posture proactive afin de faire face efficacement aux attaques terroristes.