BILAN 2013-2018 DU MANDAT DE SEM IBRAHIM BOUBACAR KEITA

Pour le bonheur des Maliens

Cet axe vise à mettre à la portée de chaque citoyen les services sociaux de base

1. Refonder l’école malienne pour reconstruire des compétences nationales

 

En vue d’améliorer l’accès à une éducation de qualité, le Gouvernement a poursuivi la mise en œuvre du Programme Décennal de l’Education (PRODEC).

Dans ce cadre, les principales réalisations ont porté sur :

  • construction et équipement de cinq (5) nouveaux lycées à Sangha, Djenné, Barouéli, Tominian, Gourma-Rharous, Niamana, Nara et Mandiakuy ;
  • ouverture des Instituts de Formation Professionnelle (IFP) de Konobougou, Diabaly, Bla, Bougouni et Kalaban Coro ;
  • construction et équipement des académies d’enseignement de Nioro, Dioïla, Ménaka, Taoudénit et Bougouni ;
  • création des académies d’enseignement de Kalaban Coro et de Bandiagara ;
  • construction et équipement des Instituts de Formation Professionnelle (IFP) de Sikasso, Kita, Yélimané et Kidal ;
  • création, construction et équipement de trois (3) Centres d’Animation Pédagogique (CAP) dont deux (2) à Ménaka et un (1) à Taoudénit ;
  • réhabilitation des Instituts de Formation des Maitres (IFM) de Niono, Kangaba et Kati ;
  • intégration de huit cent quatre-vingt-dix-neuf (899) enseignants communautaires dans la Fonction Publique des Collectivités Territoriales ;
  • recrutement de 2013 à 2017, de quatre mille soixante-douze (4 072) enseignants pour tous les ordres d’enseignement ;
  • recrutement de trois mille huit cent cinquante-sept (3 857) enseignants fonctionnaires des Collectivités Territoriales au titre de l’exercice budgétaire 2016 et intégration de quatre cent six (406) enseignants communautaires dans la Fonction publique des Collectivités Territoriales et de mille sept cent soixante-quinze (1 775) enseignants contractuels dans la Fonction publique des Collectivités territoriales ;
  • construction/réhabilitation et équipement de mille deux cinquante (1 250) salles de classe ;
  • inauguration par le Président de la République le 28 février 2017 de la Cité universitaire de Kabala bâtie sur une superficie de cent deux (102) ha dotée d’un bloc scientifique, de quatre (4) blocs d’hébergement pouvant accueillir quatre mille quatre-vingt (4 080) étudiants, des amphithéâtres ultra modernes, des salles informatiques, une bibliothèque virtuelle, des salles de classe, des terrains de sport et un réfectoire ;
  • mise en œuvre du Programme de développement des capacités en réparation des Manuels Scolaires ;
  • production d’un million trois cent quatre-vingt-seize mille huit cent cinquante
  • (1 396 850) livrets et guides d’alphabétisation ;
  • mise en place des critères de certification des établissements privés d’enseignement ;
  • mise en place des filières dans les établissements d’enseignement secondaire (général, technique et professionnel) ;
  • tenue de la première édition de la Fête des sciences, les 24, 25 et 26 novembre 2016 à Bamako, au cours de laquelle les scientifiques universitaires et non universitaires maliens et étrangers ont recommandé le partage et la transmission aux jeunes générations des sciences et des techniques en tant que culture ;
  • création de l’Agence malienne d’assurance qualité qui a pour rôle d’accréditer et d’habiliter non seulement les structures d’enseignement supérieur mais aussi les offres de formation ;
  • adoption du document de politique nationale des sciences et des innovations ;
  • institutionnalisation de la journée de la recherche et de l’innovation pour magnifier l’excellence et l’assiduité dans la recherche ;
  • opérationnalisation du Fonds Compétitif pour la Recherche Scientifique et l’Innovation Technologique.

 

Les réalisations dans le domaine de l’Education traduisent à suffisance la volonté du Président de la République et du Gouvernement de renforcer le secteur.

 

Grâce aux efforts engagés, le taux brut de scolarisation au premier cycle de l’enseignement fondamental, est passé de 70,1% en 2014 à 72,1% en 2017.

 

Toutefois, l’école malienne demeure confrontée à certaines difficultés et à des dysfonctionnements auxquels il faut remédier.

 

Mesures pour soutenir la création d’emplois

 

A ce niveau, pour accroitre les chances de création d’emplois les mesures suivantes ont été prises :

  • mise en œuvre du projet « Formation professionnelle, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux » (FIER) qui concerne cent mille (100 000) jeunes ruraux dont 50% de jeunes filles/jeunes femmes dans vingt-quatre (24) cercles du pays ;
  • mise en œuvre du Projet de Développement des Compétences et emploi des jeunes (PROCEJ), pour renforcer l’employabilité des jeunes ;
  • poursuite du Programme emploi-jeunes de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) ;
  • financement de trois mille deux cent trente-deux (3 232) projets de jeunes ;
  • placement de vingt un mille deux cent cinquante un (21 251) jeunes diplômés, en stage de formation professionnelle ;
  • formation de 13 935 jeunes, à travers les travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ;
  • ratification des conventions de l’OIT sur le travail forcé, la politique de l’emploi, les agences publiques de placement, la santé, la sécurité des travailleurs et sur les agences privées de placement.
  • adaptation du Code de Travail aux évolutions du contexte socioéconomique et institutionnel.

 

Sur une prévision de 200 000 emplois, 234 275 emplois publics et privés ont été créés entre 2013 et 2018 soit un taux de réalisation de 117,14%.

 

2. Développer une agriculture durable, moderne et compétitive, garantissant la sécurité alimentaire

 

Dans le cadre du programme 2013-2018, les actions suivantes ont été menées avec succès :

  • poursuite du développement de l’irrigation menée par l’Agence d’aménagement des Terres et de fourniture de l’eau d’Irrigation (ATI) ;
  • aménagement et mise à disposition de quatre-vingt-six mille cinq cent quarante-trois (86 543) ha sur une prévision de cent mille (100 000) ha ;
  • mise à disposition d’importants équipements agricoles subventionnés par l’Etat permettant d’équiper cinq cent soixante-deux mille cent onze (562 111) exploitants agricoles :
    • 1300 tracteurs ;
    • 500 motoculteurs ;
    • 1000 multiculteurs ;
    • 1000 sémoirs ;
    • 1000 charrettes ;
    • 400 batteuses ;
    • 400 décortiqueuses ;
    • 100 motopompes ;
  • subvention au cours de la campagne 2017/2018 de 150 784 tonnes d’engrais au profit des producteurs pour un coût total de 20 milliards FCFA;
  • accroissement de la production céréalière accrue passant de 5 736 092 tonnes en 2013/2014 à 9 295 974 tonnes en 2017/2018, soit une augmentation de 62,06% ;
  • production de riz accrue, passant de 2 211 920 tonnes en 2013/2014 à 2 707 555 tonnes en 2017/2018,  soit une augmentation de 22,41%. Les besoins de consommation annuelle de riz sont évalués à 852 924 tonnes ;
  • production cotonnière en forte progression avec 728 500 tonnes en 2017/2018 contre 440 000 tonnes en 2013/2014, soit une augmentation de 65,57 % ;
  • Accroissement des recettes générées en faveur des cotonculteurs au cours de la campagne 2017/2018, sont de cent quatre-vingt-six milliards (186 000 000 000) FCFA ;
  • diversification de la production agricole, à travers la promotion des cultures émergentes : 52 674 tonnes de sésame, 103 364 tonnes de pastèque, 75 600 tonnes d’anacarde, 7016 tonnes de pois sucré, 38 589 tonnes de gingembre, 2 903 tonnes d’oseille de guinée, 11 770 tonnes de soja et 4 500 tonnes de gomme arabique ;
  • augmentation des exportations de mangues du Mali qui passent de 25 955 tonnes en 2013 à 28 984 tonnes en 2017, soit une augmentation de 11,67%, sur une production estimée à 570 000 tonnes ;
  • nouveaux débouchés pour la mangue malienne : Maroc, Afrique du Sud et Allemagne.

 

3. Assurer la promotion de l’élevage

 

En vue d’assurer la promotion de l’élevage, les actions ont porté sur :

  • réalisation d’infrastructures de stockage :
    • 17 centres de collecte de lait ;
    • 28 banques d’aliment bétail ;
    • 2 camionnettes isothermes pour le transport de la viande ;
    • 1 abattoir moderne à Kayes ;
    • 38 aires d’abattage ;
    • 1 unité de transformation de lait à Nara ;
    • marchés à bétail ;
    • marchés à volailles ;
    • véhicules frigorifiques pour la collecte du lait ;
    • réhabilitation de l’abattoir frigorifique de Sabalibougou ;
  • mise en œuvre d’un programme national d’intensification de l’embouche :
    • 912 502 bovins, 423 580 ovins, 59 986 caprins et 17 757 porcins embouchés ;
  • réalisation de 14 000 ha de cultures fourragères sèches et 79 163 ha de bourgou ;
  • réalisation de 19 périmètres pastoraux pour une superficie totale de 298 600 ha ;
  • restauration des parcours pastoraux et de pâturages :
    • 8 180 ha de parcours pastoraux restaurés ;
    • 19 forages et puits pastoraux réalisés ;
    • 11 forages réhabilités ;
    • 1 028 km de pistes rurales réhabilitées ;
    • 300 Km de parcours pastoraux balisés ;
  • établissement de 400 conventions locales de gestion de pâturages dans la région de Kayes ;
  • élaboration et approbation d’un manuel de procédures et de gestion de la subvention des intrants d’élevage et de pêche avec la participation des acteurs ;
  • formation des acteurs à l’utilisation du manuel de procédures et de gestion des intrants ;
  • fixation des prix repères des intrants par des textes ;
  • diffusion du manuel et de l’arrêté fixant les prix repères ;
  • diffusion par voie de presse de la liste des fournisseurs.

 

4. Développer l’aquaculture intensive

 

Dans le cadre de la promotion de l’aquaculture, les actions ci-après ont été menées :

  • mise en œuvre d’un programme national d’empoissonnement des plans d’eau ayant donné les résultats suivants :
    • 950 cages flottantes installées et empoissonnées ;
    • 859 étangs piscicoles réalisés ;
    • 18 micros barrages empoissonnés ;
    • 145 parcelles de riz pisciculture réalisées et empoissonnés soit environ 70 ha ;
    • 488 mares aménagées et empoissonnées ;
    • des débarcadères construits à Manantali, Gao et Ansongo ;
    • 200 kits de bacs hors sols distribués aux femmes.
  • construction d’un marché à poisson à Sikasso au profit des femmes vendeuses de poissons de Wayerma 1 ;
  • construction de 80 kiosques de vente de poisson au Marché central à Poisson de Bamako au profit des coopératives de vendeuses de poissons de Médine et de Dibida ;
  • construction de 2 hangars de 117 places au Marché à Poisson de Bamako ;
  • lancement du programme national d’empoissonnement des plans d’eau par l’installation de 1 300 jeunes dans la pisciculture en cages flottantes et de 200 femmes et jeunes filles dans la pisciculture en bacs hors sol ;
  • lancement du programme d’installation de 400 jeunes dans l’aviculture.

 

La production céréalière, toutes spéculations confondues, est passée de 5 736 092 tonnes en 2013/2014 à 9 295 974 tonnes en 2017/2018, soit une augmentation de 62,06%. La production cotonnière est passée de 440 000 tonnes en 2013/2014 à 728 500 tonnes en 2017/2018 ; ce qui place le Mali au 1er rang des pays producteurs de coton en Afrique subsaharienne.

 

La production de viande est passée de 51 559 tonnes en 2013 à 76 294 tonnes en  2017, soit un taux d’accroissement moyen sur les cinq dernières années de 6,48%.

La production de lait est passée de 1 641 788 litres en 2013 à 1 954 021 litres en  2017, soit un taux d’accroissement moyen sur les cinq dernières années de 3%.

 

Ces résultats découlent d’actions vigoureuses entreprises par les pouvoirs publics pour booster la production céréalière et assurer la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à travers notamment l’octroi de 15% des ressources du budget national au développement rural, la subvention des intrants, l’octroi de mille trois cents (1 300) tracteurs et la fourniture de petits équipements aux producteurs.

 

5. Réussir un nouveau programme de développement socio-sanitaire

 

En vue de renforcer la couverture sanitaire du pays, les réalisations suivantes ont été menées :

  • construction et équipement d’établissements sanitaires modernes dans les localités du pays présentant un déficit :
    • réhabilitation/construction de 25 Centres de Santé Communautaires (CSCOM) ;
    • construction du Centre de Santé de Référence (CSRef) de Kita ;
    • construction d’un centre d’hémodialyse à l’hôpital de Sikasso ;
    • construction d’un pavillon d’ophtalmologie infantile à l’IOTA ;
    • construction des Directions Régionales de la Santé de Sikasso, Ségou, Mopti, de l’hôpital de Sikasso et du siège du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), à Bamako pour un montant de neuf milliards deux cent trente-quatre millions six cent trois mille six cent quatre-vingt-sept (9 234 603 687) F CFA sur le budget national ;
    • acquisition de 231 véhicules dont 69 ambulances tout terrain équipées, pour un montant de six milliards sept cent six millions cent quatre-vingt-quatre mille cinq cent quarante-deux (6 706 184 542) F CFA ;
  • médicalisation progressive des formations sanitaires sur l’ensemble du territoire : 321 en 2013 ; 389 en 2014 ; 406 en 2015 et 415 en 2017.

Le taux de CSCOM médicalisés est de 32,03% en 2017 ;

  • mise en œuvre du projet « amélioration de l’environnement sanitaire pour les mères et les enfants dans les centres de santé du Mali » (BECEYA), en collaboration avec le Centre de Coopération International en Santé et Développement du Canada, d’un coût de huit milliards neuf cent soixante-neuf millions deux cent quatre-vingt mille sept cent cinquante (8 969 280 750) CFA ;
  • organisation régulière des campagnes élargies de vaccination et des programmes élargis de vaccination sur toute l’étendue du territoire national ;
  • organisation des 9ème et 10ème éditions de la campagne en faveur de la promotion de la planification familiale (PF) respectivement en 2013 et en 2018 ;
  • mise à niveau des hôpitaux de Koulikoro et de Markala ;
  • contrôle régulier de la qualité sanitaire des aliments et de l’eau de boisson.

 

Le nombre de CSCOM est passé de 1169 en 2013 à 1298 en 2018 soit une augmentation de 11,04%. Le taux de médicalisation des CSCOM se fixe à 32,03% en 2017.

 

La mortalité maternelle a stagné  entre 2013 et 2017 à 368 décès maternels pour 100 000 Naissances Vivantes.

 

Les différentes campagnes de vaccination ont permis de renforcer l’immunité de 9 264 248 enfants de 9 mois à 14 ans contre la rougeole.

 

6. Accroître le nombre de bénéficiaires d’une protection sociale universelle

 

Le Gouvernement a mis en œuvre des mesures tendant à renforcer la protection sociale. Ces mesures concernent :

  • renforcement et restructuration des mutuelles de santé ;
  • mise en œuvre de la règlementation de l’UEMOA sur la mutualité sociale ;
  • création de la Direction Nationale de la Protection Sociale et de l’Economie Solidaire ;
  • adoption de la Politique Nationale de Protection Sociale et du Plan d’actions 2016-2018 ;
  • adoption de la loi instituant les Pupilles en République du Mali ;
  • adhésion de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) à la Conférence interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) ;
  • réalisation de l’étude actuarielle des régimes gérés par l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS).

 

En conclusion, le pourcentage de la population couverte par les institutions de sécurité sociale de santé est passé de 15,34% en 2015 à 17,85% en 2017.

Le nombre de ménages les démunis couverts par les transferts sociaux est passé de 276 283 à 1 129 328 ménages.

 

C’est dire que l’objectif fixé a été largement dépassé.

 

7. Accroître la contribution des femmes au développement économique et social

 

Dans le cadre de la Politique Nationale Genre (PNG), de nombreuses mesures ont été prises en vue de contribuer à l’émergence des femmes au nombre desquelles figurent :

  • participation politique des femmes et leadership féminin pour l’amélioration des efforts de promotion de l’égalité des chances d’accès des hommes et des femmes aux fonctions électives et nominatives, à travers l’adoption de la Loi n°2015-052 du 18 décembre 2015 portant promotion  du genre dans les instances nominatives et électives ;
  • autonomisation économique de la femme et entrepreneuriat féminin pour la réduction de la pauvreté féminine, à travers la mise en place du Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Epanouissement de l’Enfant (FAFE).

 

La Loi n°2015-052 du 18 décembre 2018 portant promotion  du genre dans les instances nominatives et électives a suscité au Mali l’adhésion massive des femmes et des hommes.  Cet acte a été salué par les partenaires et amis de notre pays à travers le monde.

 

A titre d’exemple, sur les vingt-six mille huit cents (26 800) candidates aux élections communales du 20 novembre 2016, deux mille huit cent trente (2 830) femmes soit 26,56 %,  ont été élues contre 9% en 2009.

En outre, un appui symbolique du Chef de l’Etat d’un montant de trois cents millions (300 000 000) FCFA a été octroyé aux femmes candidates.

 

Le Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Epanouissement de l’Enfant (FAFE) en deux années de fonctionnement a financé trois cent quatre-vingt-sept (387) projets en faveur de groupements et associations de femmes, parmi lesquels on compte sept mille six cent quatre-vingt (7 680) femmes bénéficiaires directes.

 

Nous pouvons conclure que la Loi n°2015-052 du 18 décembre 2015 portant promotion  du genre dans les instances nominatives et électives a fortement contribué à l’émergence politique des femmes au Mali.

 

8. Soutenir les femmes rurales

 

Des mesures spécifiques ont été initiées en faveur des femmes rurales :

 

  • mise en œuvre du programme d’implantation de plateformes multifonctionnelles ;
  • construction de 13 unités de transformation et de commercialisation de produits agricoles au profit de 840 femmes ;
  • renforcement du programme d’appui à l’autonomisation économique de la femme à travers la filière Karité pour booster l’entrepreneuriat féminin avec l’appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour un montant de plus 2,7 milliards de francs CFA ;
  • réinsertion socio-économique de 1 706 femmes dans les régions du Nord ;
  • formation de 192 femmes à la négociation et à la médiation ;
  • prise en charge holistique des femmes victimes de violences liées aux conflits, avec 4 unités de prise en charge à Kona, Ménaka, Gao et Tombouctou, ainsi que 14 cases de la Paix « Woyesifa » ;
  • adoption et mise en œuvre du plan d’action 2015-2017 de la Résolution 1325/2000 et connexes du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, document de référence pour toutes les actions relatives à la femme, paix et sécurité ;
  • tenue des premières Assises des femmes pour la paix au Mali, en novembre 2017, sous la présidence de Madame KEITA Aminata MAIGA, Epouse du Président de la République, Marraine de l’événement ;
  • abandon de la pratique des Mutilations Génitales Féminines/Excision (MGF/E) par mille deux cent quatre-vingt-six (1 286) villages, à travers la signature des conventions locales ;
  • prise en charge des porteuses de fistules et victimes d’autres complications de l’excision à travers le traitement médical et le financement d’activités génératrices de revenus ;
  • organisation des sessions de formation des femmes sur les mécanismes de protection des droits de la femme et sur les violences basées sur le genre et la prise en charge des survivantes ;
  • adoption de la politique nationale de promotion de la famille et de son plan d’actions triennal ;
  • mise en place des dispositifs communautaires de régulation et de prévention des abus et des violences sur les enfants.

 

9. Promouvoir une diaspora respectée et acteur du développement de la Nation

 

En vue d’assurer la protection des maliens de l’extérieur, promouvoir leur participation au développement du pays, le Gouvernement a mis en œuvre les actions suivantes :

  • création des Antennes d’Information et d’Orientation des maliens de l’extérieur au niveau de quatorze (14) postes frontaliers ;
  • inauguration le 15 mars 2018 par le Président de la République, de la maison des maliens de l’extérieur ;
  • adoption d’une politique nationale de migration (PONAM), le 3 septembre 2014, assorti d’un plan d’actions d’un coût évalué à cent vingt milliards (120 000 000 000) F CFA sur cinq ans ;
  • mise en œuvre de 264 projets de migrants, pour un montant total de neuf cent un million trois quatre mille quatre cent soixante (901 304 460) F CFA ;
  • signature de conventions de financement de projets en rapport avec la migration entre le Mali et l’Union européenne, dans le cadre de la mise en place du Fonds Fiduciaire d’Urgence, après le sommet de la Valette (Malte), pour un montant total de cent quarante-six milliards quatre cent cinquante millions huit cent quatre quinze mille cinq cent quarante-neuf (146 450 895 549) F CFA ;
  • organisation des opérations de réception des maliens rapatriés, en provenance d’Afrique (Centrafrique, Libye, Gabon, Guinée Equatoriale, Angola, Cameroun, Tchad, Algérie), d’Asie (principalement de l’Arabie Saoudite), d’Amérique (USA) et d’Europe (France, Italie, Allemagne, Espagne) ;
  • libération de plus de deux cents (200) maliens détenus dans les centres de détention en Libye et au Sénégal ;
  • appui financier et moral à certains compatriotes en situation de détresse ;
  • tenue du 1er Forum des femmes de la diaspora malienne ;
  • élaboration de la Politique Nationale de l’Intégration Africaine du Mali ;
  • contribution à la création d’un Centre Africain pour la Recherche et l’Etude sur les Migrations.

 

10. Conjuguer l’enracinement et l’ouverture culturelle

 

Conscient de tout l’intérêt que revêt la culture en tant que chantre de nos valeurs et facteur de développement, les actions suivantes ont été réalisées :

  • mise en œuvre du plan d’actions de l’UNESCO relatif à la réhabilitation du patrimoine culturel de Tombouctou et la sauvegarde des manuscrits anciens ;
  • mise en œuvre du projet « Timbuktu Renaissance », pour renforcer la présence culturelle du Mali sur la scène internationale ;
  • lancement de l’opération « SOS Monuments » visant à sensibiliser les populations sur la nécessité de protéger les monuments ;
  • classement de plusieurs sites culturels dont ceux de Hambarké Tolo à Djenné et de Gao Saneye.