BILAN 2013-2018 DU MANDAT DE SEM IBRAHIM BOUBACAR KEITA

Pour l’avenir du Mali

Cet axe vise à édifier une économie robuste, créatrice d’emplois.

1. Développer les infrastructures de transport et de télécommunication

 

Au titre des infrastructures de transport et de communication, les actions du Gouvernement se sont déployées autour de :

  • construction et bitumage de 684 km de routes ;
  • construction/réhabilitation de 1 028 km de pistes ;
  • construction de l’autoroute Bamako-Koulikoro en deux fois deux voies ;
  • achèvement de la route du poisson ;
  • construction en cours de la route Zantiebougou- Kolondieba- Frontière Côte d’ivoire ;
  • construction en cours de la route bitumée Koutiala-Konséguéla-Fleuve Glo;
  • construction de route bitumée à Kirango (Markala) ;
  • reconstruction de la route Ségou-San ;
  • réalisation d’un échangeur au rond-point à Ségou ;
  • réalisation du pont de Kayo et de ses voies d’accès, du 2ème pont de Kayes et du pont de Ségou ;
  • construction du pont de Kouoro-barrage entre Sikasso et Koutiala ;
  • renforcement de la flotte avec l’acquisition de 2 bateaux à faible tirant d’eau pour la COMANAV ;
  • renforcement de l’entretien courant de plus de 42 000 km de routes du réseau prioritaire sur l’ensemble du territoire national dont environ 15 000 km de routes revêtues et 27 000 km de routes en terre et 7 500 km de pistes rurales dans les zones CMDT et OHVN ;
  • régulation du secteur des télécommunications des technologies de l’information et des postes par l’Ordonnance n°2016-014/P-RM du 31 mars 2016 ;
  • création de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel par Ordonnance n° 2016-001 du 26 janvier 2016 ;
  • Installation de nouveaux opérateurs téléphoniques (3ème et 4ème licence) ;
  • mise en place d’un point d’échange internet au Mali  et optimisation de l’accès à Internet ;
  • mise en œuvre du plan d’actions de la politique nationale des technologies de l’information et de la communication révisée et approuvée par Décret n° 2016-006/P-RM du 15 février 2016 ;
  • adoption et promulgation de la Loi n°2016-011 du 6 mai 2016 portant sur les règles applicables aux moyens, modalités, prestation et système de cryptologie au Mali ;
  • adoption et promulgation de la Loi N°2016-012 du 6 mai 2016 relative aux transactions, échanges et services électroniques ;
  • création de la Direction nationale de l’Economie numérique, de la Haute Autorité de la Communication, de la Société malienne de Transmission et de Diffusion, du Centre d’Information Gouvernementale du Mali (CIGMA) ;
  • mise en œuvre du plan d’actions 2015-2018 de la Stratégie de communication gouvernementale ;
  • mise en œuvre du plan d’actions de la Politique Nationale de Communication pour le Développement ;
  • mise en place d’un réseau de vidéosurveillance de 200 sites à Bamako, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao ;
  • mise en place d’un centre de donnée à Bamako ;
  • réhabilitation et modernisation de 84 bureaux de Poste à travers le réseau en fibre optique et de VSAT ;
  • mise en réseau d’environ mille (1 000) écoles et hôpitaux dans le District de Bamako et dans les régions ;
  • construction d’un réseau de fibre optique de 3 000 km environ permettant de connecter à l’horizon 2018 plus de 200 services de l’administration dans le District de Bamako et les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.

 

La réalisation de nouvelles infrastructures routières avec 684 km de routes bitumées et de 1028 km de pistes construites ou réhabilitées a concouru au désenclavement du pays.

 

Le renforcement de l’entretien courant de plus de 42 000 km de routes du réseau prioritaire sur l’ensemble du territoire national dont environ 15 000 km de routes revêtues et 27 000 km de routes en terre et 7 500 km de pistes rurales.

 

La mise en place du Point d’échange internet du Mali a permis  d’améliorer le revenu, des recettes fiscales et le contenu Internet d’une part, les gains de temps de connexion, le haut débit dans la navigation, la réduction des coûts, d’autre part.

 

2. Promouvoir l’accès au logement

 

Le programme du Gouvernement vise la construction de 50.000 logements sociaux. Le 30 juillet 2015, le Premier ministre a procédé à la pose de la 1ière pierre de 20.000 logements sociaux.

Suite aux travaux de construction, le Gouvernement dispose aujourd’hui d’un parc de 12.566 logements sociaux sur lesquels il a décidé d’attribuer en première tranche 5.928 logements dans le district de Bamako et les régions.

Sur les 5.928 logements, le programme d’attribution concerne 3 743 logements pour le District de Bamako, 985 logements pour les régions et 1200 en vente directe.

 

Il est à signaler que 2.052 logements ont déjà été attribués sous le mandat du Président Ibrahim Boubacar KEITA. A cette date,  6 638 logements sociaux ayant fait l’objet de conventions sont en cours de réalisation.

 

3. Mettre en place une nouvelle politique énergétique

 

La nouvelle politique énergétique vise à accroitre la production et diversifier les sources d’énergie en faisant la promotion des énergies nouvelles et renouvelables afin de soutenir l’activité économique, industrielle et assurer l’accès à l’électricité au plus grand nombre des populations.

 

Les réalisations et actions dans ce domaine sont les suivantes :

  • contribution à la dynamisation de l’interconnexion des réseaux de transport dans la sous-région (WEST AFRICAN POWER POOL – WAPP) pour accélérer l’échange d’énergie électrique entre les Etats de la CEDEAO ;
  • interconnexion Mali-Côte d’Ivoire ;
  • réhabilitation des centrales hydroélectriques de Sélingué et Sotuba ;
  • réhabilitation des infrastructures énergétiques dans les régions du Nord du Mali ;
  • mise en œuvre des projets d’extension et de réalisation de centrales hydroélectriques de Sotuba II (6 MW), Kénié (42 MW) et Gouina (140 MW) ;
  • mise en œuvre des projets d’extension et de réalisation de centrales thermiques au fuel lourd de Balingué (23 MW) et Kayes (92 MW) ;
  • réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 MW à Koulikoro (pour desservir Banamba, Touba, Kiban et Koulikoro) ;
  • réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 MW à Yanfolila ;
  • réalisation de centrales hybrides (combinaison de champs solaires photovoltaïques et de groupes thermiques diesel) dans les localités de Nara, Diéma et Ansongo ;
  • réalisation de 14 centrales hybrides solaires/diésel d’une puissance totale de 283 kWc ;
  • signature de conventions pour la réalisation des centrales solaires photovoltaïques de 33 MWc à Ségou et 50 MWc à Kita en mode PPP ;
  • installation de plus de 20 000 Lampes LBC types LED dans les bâtiments publics et administratifs (Cité ministérielle, Hôpitaux du Point G, Gabriel Touré et Kati) ;
  • mise en œuvre du Programme Pilote pour la Valorisation à Grande Echelle des Energies Renouvelables au Mali (SREP/Mali) ;
  • installation en cours de 3000 lampadaires ;
  • négociations en cours avec les adjudicataires provisoires pour la réalisation des centrales solaires de Koutiala 25 MWc et Sikasso 50 MWc ;
  • préparation du projet « Accès à l’énergie moderne » par la réalisation de
  • 1 500 lampadaires solaires photovoltaïques comme source d’éclairage public dans 21 localités de Mopti et Ségou » ;
  • installation de 2 632 Kits solaires individuels et de 10 Systèmes Adduction d’Eau Potable (AEP) ;
  • démarrage du projet Systèmes Hybrides d’Electrification Rurale (SHER) au profit de 50 localités et préparation en cours de projets similaires pour 90 villages.

 

Dans le secteur de l’eau, le programme gouvernemental vise à promouvoir l’accès à l’eau potable de manière équitable et durable et à améliorer le revenu des populations en facilitant l’accès à l’eau pour les autres usages.

 

Les principales réalisations enregistrées sont les suivantes :

  • Création de 5871 équivalents points d’eau modernes répartis entre :
    • 2 294 pompes à motricité humaine ;
    • 97 systèmes d’adduction d’eau potable, 86 systèmes d’adduction d’eau sommaires totalisant 1 097 bornes fontaines ;
    • 444 systèmes d’hydraulique villageoise améliorés (SHVA) ;
    • 244 puits modernes.
  • réhabilitation de 1 639 équivalents points d’eau modernes répartis entre :
    • 852 pompes à motricité humaine ;
    • 99 bornes fontaines ;
    • 6 systèmes d’hydraulique villageoise améliorés (SHVA) ;
    • 219 puits modernes.

 

Aussi, la mise en service des stations compactes de production d’eau potable de Missabougou (12000 m3/j) a permis respectivement de renforcer la capacité de production d’eau au niveau du District de Bamako et d’améliorer la qualité de service à Kalaban Coro et environs.

 

La réalisation du projet d’Alimentation en Eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala est un chantier majeur de la Politique Nationale de l’Eau. Ce projet d’un montant de plus de 165 milliards de FCFA favorisera l’accès à l’eau potable de plus de 1 200 000 personnes.

 

L’exécution des travaux de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable des villes de Nioro, Kayes, Sikasso, Kati et Koutiala à partir de 46 forages de reconnaissance réalisés.

 

A la faveur des activités menées, le taux d’accès à l’électricité est passé de 32,43% en 2013 à 42,00% en 2017 dont 94,00% pour le milieu urbain et 18,30% pour le milieu rural. La capacité installée est de 350 mégawatts pour un besoin de 700 mégawatts.

Le taux d’accès à l’eau potable est passé de 63,6% en 2013 à 68,0% en 2017 dont 74,4 % pour le milieu urbain et 65,3% pour le milieu rural.

 

Dans le domaine de l’environnement et de l’assainissement, les actions réalisées ont porté sur

  • réhabilitation de 151 249 mètres linéaires de collecteurs et de curage de 623 752 mètres linéaires ;
  • curage et réhabilitation de 257 177 mètres linéaires de caniveaux ;
  • réalisation de 52 620 mètres linéaires de caniveaux et de 422 733 mètres linéaires de collecteurs ;
  • évacuation de 226 762 m3 de déchets des dépôts de transit dans les six communes du District de Bamako ;
  • réhabilitation de la station d’épuration de Tombouctou ;
  • construction de la station de traitement des eaux usées des teintureries à Bamako ;
  • construction de la station d’épuration du Centre National d’Appui de lutte contre la maladie (CNAM) ;
  • construction de la station d’épuration de l’hôpital de Sikasso ;
  • construction de la station d’épuration de l’hôpital du Point G ;
  • adoption du document du Cadre Stratégique d’Investissement et de Gestion Durable des Terres ;
  • organisation des 14ème, 16ème, 17ème et 18ème éditions de la quinzaine de l’environnement ;
  • intégration de la dimension environnementale dans le PDSEC des collectivités ;
  • mise en place du fonds climat Mali avec la mobilisation d’un financement d’environ 5,6 milliards de FCFA ;
  • réalisation de 4500 ml de protection mécanique du fleuve Niger ;
  • réalisation de 2900 ml de protection biologique du fleuve Niger ;
  • évacuation de 3000 m3 de déchets solides des berges du fleuve Niger ;
  • exécution d’une opération de faucardage et de curage du fleuve Niger ;
  • réalisation de 645 bio-digesteurs et 31 latrines connectées ;
  • 3 960 personnes dont 2020 femmes bénéficient des services du biogaz ;
  • 64 152 m3 de gaz produit/an ;
  • 88 747 ha de forêt claire sauvée ;

 

4. Optimiser les ressources minières

 

Les actions développées par le Gouvernement ont concouru à l’accroissement du potentiel minier, aux réformes indispensables en vue de tirer le meilleur profit du secteur.

 

Il s’agit notamment de :

  • ouverture de nouvelles unités minières :
    • mine d’or de Fekola (Région de Kayes) ;
    • mine d’or de Kofi (Région de Kayes) ;
    • mine d’or de Komana (Région de Sikasso) ;
  • simplification des régimes fiscaux, douaniers et de change pour le secteur minier ;
  • organisation des Etats Généraux du secteur minier ;
  • réalisation de levées géophysiques aéroportées et de cartographie au 200 000ème du birrimien ayant permis la découverte de nouveaux gisements d’or.

 

Avec  une production d’or de 55,621 tonnes en 2017 dont 6 tonnes pour l’orpaillage, contre une production d’or de 51,007 en 2013, le Mali occupe le 3ème rang des producteurs d’or en Afrique après l’Afrique du Sud et le Ghana.

 

La valeur ajoutée du secteur s’élève à 485,4 milliards de FCFA en 2017 contre 472,2 milliards FCFA en 2013 soit un bond de 13,2 milliards FCFA.

 

5. créer des unités industrielles

 

En raison de la faible contribution de l’industrie manufacturière au PIB (5%),  des politiques courageuses ont été mises en œuvre par le Gouvernement en vue d’accroitre le poids de ce secteur à l’économie :

 

  • cimenterie ” Ciment de l’Afrique” (CIMAF Mali SA)   inaugurée le 15 décembre 2016 à Diago,  Cercle de Kati ;
  • usine “Carrière et Chaux du Mali” à Karaga, Cercle de Bafoulabé, en cours de finition ;
  • usine de fabrication de câble électrique ” Mali câble ” réalisée à Moribabougou, Cercle de Kati, inaugurée le 28 novembre 2015 ;
  • usine de production d’engrais « Eléphant vert » à Ségou ;
  • unité de fabrication de fer à béton « Fer  Mali » à Moribabougou, en cours de finition ;
  • unité de fabrication de fer à béton ” Société Universelle de Matériaux de Construction  (SUEMC) ” à Moutougoula, Cercle de Kati, inaugurée le 27 novembre 2015 ;
  • unité de production de carbonate de calcium par Stones Industrie à Sélékegni, Cercle de Bafoulabé ;
  • unité de production de carreaux de marbre par Stones Industrie à Sélékegni, Cercle de Bafoulabé ;
  • unité de production de fer à béton – Mali par STEEL MILlS à Dialakorobougou, Cercle de Kati.

 

D’importantes réformes ont été mises en œuvre pour stimuler le secteur :

 

  • stratégie nationale pour le développement de la propriété intellectuelle au Mali et son plan d’actions adoptés le 26 novembre 2014 ;
  • politique nationale de la Qualité élaborée et adoptée avec son plan d’actions par le Conseil des ministres du 27 mai 2015 ;
  • répertoire de trois cent quatre-vingt-onze (391) Normes Nationales disponibles;
  • cinq (5) nouveaux Comités Techniques de normalisation créés : “Education nationale” ; “Santé et Hygiène Publique” ; “Biocarburant” ; “Transport” ; “Hôtellerie et Tourisme”;
  • trois (03) nouveaux domaines de normalisation identifiés, notamment, « Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) », « Banques et Etablissements Financiers » et « Produits Halal » ;
  • cinquante-deux (52) normes nationales révisées ;
  • cent quatre-vingt-dix-huit (198) normes nationales élaborées et homologuées ;
  • organisation du Salon international de l’industrie du Mali sur le thème : “accélérer l’industrialisation d’un pays de l’Hinterland”, les 19, 20 et 21 avril 2018 à Bamako avec comme invité d’honneur, la République sœur de Turquie.

 

6. Promouvoir le commerce

 

Dans le cadre de la facilitation du commerce les dispositifs ci-après ont été réalisés :

  • adoption de textes législatifs et règlementaires portant sur la protection du consommateur, la métrologie, la concurrence, le système de récépissé dans le domaine agricole ; les pratiques commerciales frauduleuses ;
  • création de la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, de l’Autorité de régulation du système d’entreposage et du projet de Formalisation des Acteurs du Commerce de Détail ;
  • construction du Laboratoire National de Métrologie ;
  • poursuite de la mise en œuvre du cadre intégré du commerce.

 

7. Permettre une croissance forte, durable et inclusive

 

La consolidation de la stabilité macroéconomique à travers une bonne gestion des finances publiques et la réalisation d’investissements publics/privés porteurs de croissance sont au cœur du Cadre Stratégique pour la Relance et le Développement Durable (CREDD).

 

Les principales mesures de réformes économiques et financières ont porté sur :

  • mise en œuvre du deuxième plan d’actions Gouvernemental pour l’Amélioration et la Modernisation de la Gestion des Finances Publiques (PAGAM/GFP II) ;
  • passage du budget de moyen en budget programme axé sur la performance ;
  • promulgation de la loi portant code de transparence financière et l’adoption de son décret d’application ;
  • élargissement de l’assiette fiscale ;
  • intensification de la lutte contre la fraude ;
  • adoption en 2016 de la loi sur le crédit-bail ;
  • adoption de la loi Partenariat Public Privé (PPP) et son décret d’application ;
  • adoption de la politique nationale de la promotion des investissements ;
  • organisation du Forum « Invest in Mali » sur le thème : « Faire le pari du Mali », les 7 et 8 décembre 2017 à Bamako ;
  • adoption de la politique nationale de développement de la micro finance et le plan d’actions 2016-2020 ;
  • adoption de la Loi relative aux transactions, échanges et services électroniques ;
  • mise en place du Programme de Développement Institutionnel visant la modernisation de l’Administration, la promotion de la culture de résultats et la restauration de la confiance entre l’Administration et les usagers ;
  • adoption de la politique nationale de gestion axée sur les résultats ;
  • adoption de la politique nationale de transparence visant à légitimer et crédibiliser l’action publique  et réconcilier les citoyens avec leurs institutions ;
  • augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires de 20% , passant ainsi de 330,75 à 400 F CFA ;
  • augmentation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti qui passe de 28.460 à 40 000 F CFA ;
  • augmentation du montant des allocations familiales, qui passe de 1500 à 3500 F CFA par mois et par enfant et à 4000 F CFA pour les enfants en situation de handicap ;
  • application effective de la mesure d’augmentation de plus de 30%  de l’indemnité de déplacement et de mission ;
  • valorisation des indemnités de responsabilité, de fonction spéciale, de logement et de sujétion ;
  • baisse de huit (08) points du taux de l’Impôts sur le Traitement de Salaire ;
  • augmentation des primes et indemnités des magistrats, du personnel socio-sanitaire, des surveillants de prison, des enseignants de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur ;
  • adoption d’une loi portant protection sociale des agents fonctionnaires de l’Etat en matière d’accident de travail et de maladies professionnelles ;
  • maintien du tarif d’eau et d’électricité à celui de 2014, à la demande des travailleurs.

 

L’amélioration de la performance du cadre macro-économique se poursuit à travers la bonne tenue des indicateurs macro-économiques.

Sur la période 2013-2017, la croissance moyenne du PIB s’est établie à 5,2% et le taux moyen de l’inflation est ressorti à 2,0%,  en deçà de la norme communautaire de l’UEMOA fixée à au plus 3%. Les crédits à l’économie ont progressé de 17% au cours des trois dernières années.

En matière de finances publiques, le déficit budgétaire dons inclus, base caisse, est ressorti à 2,9% du PIB en 2017.

De 2013 à 2017, l’Etat a consenti d’importants moyens financiers pour améliorer les conditions de vie et de travail de ses agents. Ainsi, l’incidence financière des primes et indemnités octroyées aux agents publics s’est élevée à quatre-vingt-neuf milliards trois cent soixante-treize millions six cent soixante-quinze mille deux cent quatre-vingt-cinq (89 373 675 285) FCFA.

 

 

8. Soutenir l’action des collectivités

 

En droite ligne du document cadre de politique nationale de décentralisation adopté par le Gouvernement, les principales actions mises en œuvre concernent :

  • création d’agences de développement régional (ADR) dans toutes les régions et le District de Bamako ;
  • signature de contrats plans Etat-Régions (Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Kidal) pour la réalisation de projets porteurs de croissance et d’emplois sur la période 2015-2019, à hauteur de 18 406 138 722 F CFA ;
  • mise en place des autorités intérimaires à Tombouctou, Gao et Kidal en application des dispositions de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ;
  • mise en place de la commission interministérielle de pilotage des transferts de compétences et de ressources de l’Etat aux Collectivités territoriales ;

 

Au 31 décembre 2017, le niveau de transfert des ressources aux collectivités était de 18,7%.

 

Dans la Loi des Finances 2018, 326,2 milliards de FCFA sont inscrits au titre du transfert des ressources aux collectivités, soit 19,61% allant progressivement vers l’objectif visé de 30%.

 

9. Investir dans la jeunesse malienne

 

Le Gouvernement s’est fortement investi en faveur de la promotion des jeunes à travers les actions suivantes :

  • rétablissement du Service National des Jeunes (SNJ), nouvelle formule, opérationnel en 2018 pour un coût d’un  milliard cinq cent millions (1 500 000 000) FCFA, pour le 1er contingent comptant six cents (600) jeunes ;
  • construction du palais des pionniers sur un terrain situé à Dianéguela en commune VI de Bamako, pour un montant d’un milliard cinq cent millions (1 500 000 000) FCFA ;
  • extension du camp de jeunesse de Soufouroulaye à vocation sous-régionale (2 milliards de FCFA) ;
  • réhabilitation du carrefour des jeunes de Bamako (2 milliards de FCFA) ;
  • construction de maisons des jeunes à Nioro du Sahel, Bandiagara et Massigui (900 millions de FCFA) ;
  • formation et équipement de mille deux cents (1 200) jeunes dans les corps de métiers de l’artisanat et de l’entrepreneuriat (600 millions FCFA) ;
  • financement de 150 jeunes dans le cadre de la seconde phase du Programme d’Appui à la Jeunesse Malienne (PAJM) (200 millions de FCFA) ;
  • insertion de 70 jeunes dans le circuit de la production en partenariat avec la CONFEJES et CDJS /CEDEAO ;
  • mobilisation de quatre cents (400) volontaires nationaux dans divers secteurs de développement ;
  • mobilisation de vingt mille (20 000) jeunes sur les différents chantiers des vacances citoyennes.

 

Dans le domaine du sport, de nombreux succès ont été remportés notamment :

  • adoption du document de politique nationale du développement du sport (PNDS) en Avril 2015 ;
  • loi régissant les activités physiques et sportives adoptée en juin 2017 ;
  • création du fonds national de développement du sport ;
  • création du centre de médecine du sport (CMS) ;
  • ouverture d’une filière de spécialisation en médecine du sport au niveau de la faculté de médecine ;
  • mise en place de la fédération malienne du sport scolaire et universitaire.

 

Au plan des infrastructures et équipements sportifs :

  • construction et équipement du centre de médecine du sport ;
  • construction de l’hôtel des sports ;
  • réhabilitation du Stade Ouezzin Coulibaly.

 

Au titre des résultats sportifs significatifs :

  • deux coupes d’Afrique des Nations (Cadets au Niger en 2015 et juniors au Sénégal la même année) ;
  • 3ème place à la Coupe du Monde des juniors en Nouvelle Zélande en 2015 ;
  • 6 coupes d’Afrique de Basketball toutes catégories confondues ;
  • Plusieurs médailles dans les disciplines de combat ;
  • Participation aux 8ème jeux de la francophonie en athlétisme.