Bilan

BILAN 2013-2018 DU MANDAT DE SEM IBRAHIM BOUBACAR KEITA

Introduction

 

Le Mali a connu en 2012 l’une des plus graves crises de son histoire, suite au déclenchement dans son septentrion, d’une rébellion armée et l’invasion du pays par des groupes terroristes, ayant entraîné l’occupation des 2/3 de son territoire et un coup d’Etat perpétré par une junte militaire le 22 mars, qui a ébranlé les institutions de l’Etat et plongé l’économie dans une grave récession.

 

Au terme d’une transition de 18 mois (de mars 2012 à septembre 2013), le pays a pu retrouver avec l’appui de la communauté internationale, une situation de relative stabilité ayant conduit à l’organisation et la tenue des élections présidentielles et législatives respectivement en août et novembre 2013.

 

Face à la multitude des choix proposés dans un contexte d’incertitudes, le peuple malien, avec discernement et responsabilité, a su exprimer  très clairement son suffrage en faveur de Monsieur  Ibrahim Boubacar KEITA soutenu par une coalition de formations politiques et d’associations en le portant à la magistrature suprême du pays avec un vote favorable de 77,61%.

 

Les maliens ont ainsi placé leur confiance en un homme d’Etat au parcours élogieux qui fut successivement Conseiller diplomatique du Président de la République (1992), Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire (1992-1993), Ministre chargé des Affaires Etrangères (1993-1994), Premier ministre (1994-2000) et Président de l’Assemblée nationale (2002-2007).

 

Homme de droiture, « le kankelentigi », comme on le surnomme affectueusement, est resté dans la mémoire collective des maliens, dès ses premières heures à la Primature. Grâce à sa fermeté, Ibrahim Boubacar KEITA a su ramener l’ordre et la sérénité dans le pays qui fut ébranlé suite aux vagues de manifestations violentes de1993 à 1994.

 

Pour le commun des maliens, Monsieur KEITA est et demeure le candidat le plus apte à apporter des réponses appropriées à la grave crise  multidimensionnelle qui touche notre pays depuis 2012 et qui menaçait dangereusement son intégrité, son unité, voire son existence. Le candidat a été plébiscité par le peuple pour manifester l’adhésion pleine et entière à son projet de société, « Le Mali d’Abord ».

 

« Le Mali d’Abord » est un projet volontariste et ambitieux qui vise à rassembler tous les maliens  pour construire dans un élan solidaire, le Mali de demain.

 

Le projet « Le Mali d’Abord » comporte quatre (04) axes majeurs :

  • Le premier axe : « Pour l’honneur du Mali»
  • Le deuxième axe : « Pour le bonheur des maliens »,
  • Le troisième axe : « Pour l’avenir du Mali »,
  • Le quatrième axe : « Pour réussir notre nouveau Mali».

 

Pour traduire la vision du Président de la République dans sa quête pour une sortie de la crise sécuritaire et institutionnelle et la relance durable du développement économique et social du pays, un Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) a été adopté pour la période 2013-2018.

 

Le PAG 2013-2018 s’articule autour de six axes : (i) la mise en place d’institutions fortes et crédibles ; (ii) la restauration de la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national ; (iii) la mise en œuvre d’une politique active de réconciliation nationale ; (iv) la reconstruction de l’école malienne ; (v) la construction d’une économie émergente ; et (vi) la mise en œuvre d’une politique active de développement social.

 

Le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2016-2018), adopté par le Gouvernement le 26 avril 2016 a constitué par la suite le document cadre national de référence des politiques et stratégies de développement du Mali. Le CREDD affiche de façon claire les priorités de développement du pays dont la mise en œuvre est partagée et appuyée par l’ensemble des acteurs au développement du Mali.

 

Le bilan 2013-2018 fait le point des principales réalisations du projet de société « le Mali d’Abord » du candidat Ibrahim Boubacar KEITA.

 

Il s’articule autour des axes majeurs qui composent l’ossature du programme politique du candidat sur la base duquel les maliens lui ont massivement accordé leur confiance.

 

 

 

I.  « POUR L’HONNEUR DU MALI »

Cet axe vise à rétablir la paix, la sécurité et la réconciliation entre les maliens.

 

1.1 Réconciliation, Paix et Souveraineté

 

Le dialogue politique et la réconciliation nationale ont été au centre des priorités de l’action du Président Ibrahim Boubacar Keita dès son investiture. Dans ce cadre, les Assises du Nord tenues les 1er, 2 et 3 novembre 2013 ont permis de dégager les outils et les stratégies aptes à recoudre le tissu social, à renforcer l’unité de la Nation et à définir les bases de la refondation d’une Nation plurielle, réconciliée avec elle-même.

 

La tenue rapide de ces assises marque la volonté des nouvelles autorités, d’accorder une haute priorité au règlement de la situation dans les régions du nord du pays dans le cadre d’une démarche globale d’approfondissement de la politique nationale de décentralisation, qui semble marquer le pas dans sa dynamique après plus d’une décennie de mise en œuvre.

 

Pour lui donner un nouveau souffle, les Etats Généraux de la Décentralisation ont été organisés par le Gouvernement, les 21, 22 et 23 octobre 2013. Suite aux recommandations issues de ces assises, il a été formulé une nouvelle vision pour une décentralisation renforcée, fondée sur la « régionalisation ». Celles-ci mettent le développement régional au centre de la gouvernance, de la croissance économique et de la solidarité nationale, tout en garantissant le respect des diversités territoriales et culturelles, et en préservant l’unité nationale et l’intégrité du territoire.

 

La mise en place des Agences de développement régional et leur opérationnalisation procèdent de cette volonté.

 

Dans la même lancée, les pourparlers  entre toutes les parties maliennes ont été ouverts grâce à la tenue de trois phases du dialogue inter-malien, lancé à Alger en juillet 2014 et ayant abouti à l’élaboration d’un document intitulé: « Éléments d’un Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali », et à la mise en place en janvier 2014 de la Commission Vérité Justice et Réconciliation.

 

Par la suite, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali  issu du processus d’Alger, a été signé le 15 mai et parachevé le 20 juin 2015 à Bamako.

 

Il s’agit d’un accord inclusif et intégral garantissant des mesures de réformes politiques et institutionnelles fortes, la consolidation de la défense et de la sécurité assurant l’intégrité du territoire, l’unité nationale et la cohésion sociale, la garantie d’une justice saine et la réconciliation nationale, ainsi que la promotion d’un développement économique, social et culturel durable des régions du nord dans un ensemble national cohérent et solidaire. L’Accord pour la paix et la réconciliation constitue un édifice solide qu’il convient d’élever au rang de priorité permanente.

 

Sa mise en œuvre pragmatique contribuera à moderniser nos institutions par les réformes préconisées, à renforcer la paix et la sécurité fondées sur une justice impartiale propice à la réconciliation.

 

Outre, les actions ci-dessus, le quinquennat a été marqué entre autres par les actions suivantes :

  • tenue de rencontres intra-communautaires dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti autour de l’apaisement du climat social, de la promotion du « vivre ensemble » et du renforcement de l’unité nationale ;
  • dissémination de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, à travers des ateliers, des caravanes pour la paix et la réconciliation « Azalai-Kayes-Kidal », des caravanes culturelles et des foras de discussions sur le processus.

 

Malgré les difficultés, et compte tenu du fait que les maliens et les maliennes n’oublieront jamais, que « l’obtention d’un Accord pour la PAIX » était attendue par tous,  les résultats suivants ont été obtenus :

 

Sur le plan des principes et engagements fondamentaux :

  • le respect par les mouvements armés, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale ;
  • le respect par les mouvements armés, du caractère Laïc de l’Etat et de ses valeurs républicaines et démocratiques ;
  • le respect à ne jamais revendiquer par la violence armée ;
  • le respect de la diversité et de la promotion culturelle et linguistique ;
  • le respect de la dignité humaine, des droits humains et de libertés fondamentales et religieuses.

 

Sur le plan des réformes politiques et institutionnelles :

  • Opérationnalisation des nouvelles régions de Taoudénit et de Ménaka ;
  • Mise en place des Autorités intérimaires : promulgation de la Loi N°2016-013 du 10 mai 2016, instituant les Autorités intérimaires suite à la modification du Code des Collectivités territoriales, puis adoption du Décret N°2016-0332/P-RM du 18 mai 2016 ; Nomination des membres de ces autorités et collèges.
  • Relecture des principaux textes sur la Décentralisation, l’Administration du territoire et les Elections : loi déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, loi portant Code des collectivités territoriales, loi portant Statut général des fonctionnaires des collectivités territoriales, loi portant Statut particulier du District de Bamako (Lois N°2017-051 du 02 octobre 2017 portant Code des Collectivités territoriales et N°2017-052 du 02 octobre 2017 déterminant les conditions de la Libre administration des Collectivités territoriales).

 

Sur le plan de la défense et de la sécurité :

  • Création depuis décembre 2015, de la Commission Nationale Désarmement-Démobilisation et Réinsertion (CNDDR), de la Commission d’Intégration (CI), et du Conseil National de Réforme du Secteur de la Sécurité (CNRSS) ;
  • La Commission Technique et de Sécurité (CTS) est créée et opérationnelle au lendemain de la signature de l’Accord ;
  • Le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), avec l’unité de patrouille mixte de Gao, est créé depuis 2016. Les unités de patrouilles mixtes du MOC à Kidal et Tombouctou sont mises en place en mai 2018 ;
  • Le projet de réinsertion des Ex-combattants (PREC/PNDDR/CNDDR), sous financement IDA est lancé depuis le 02 Novembre 2017. Ce projet réalisé par la CNDDR rentre dans le cadre du Programme National DDR évalué à 30 milliards FCFA ;
  • La Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM, N°008 du 05 mars 2015) et la loi de Programmation de la Sécurité Intérieure (LPSI, N°029 du 14 juillet 2017), adoptées par le Gouvernement, et évaluées respectivement à 1230 milliards FCFA et 446 milliards FCFA, concourent au renforcement des capacités opérationnelles des FAMas (avec l’opérationnalisation de l’armée de l’air), en vue de la nouvelle armée reconstituée et moderne ;
  • La création de la Force Spéciale Anti-Terroriste (FORSAT), en 2016, rentre dans le cadre de la création des unités spéciales prévues dans l’Accord.
  • La création de la Force conjointe G5 Sahel, est également une réponse soutenue par l’ensemble de la communauté internationale, à la lutte contre le terrorisme, le narcotrafic et la criminalité transfrontalière.

 

Sur le plan du développement économique et social :

  • Elaboration et mise en œuvre du Plan d’Urgence et de Relèvement pendant la période intérimaire 2016-2017 dont le coût total se chiffre à 265,554 milliards de F CFA.
  • Création des Agences de Développement Régional (ADR) et réalisation de Contrats-plans Etat-Régions.
  • Tenue à Paris le 22 octobre 2015 de la “Conférence internationale de haut niveau pour la relance économique et le développement du Mali”, avec l’appui de la France et de l’OCDE. La conférence a enregistré, sur la base des premières annonces faites, des contributions de l’ordre de 120 milliards de F CFA (3,2 milliards d’Euros) pour la période 2015-2017 dont un montant de 397 milliards de F CFA (605 millions d’Euros) pour les régions du nord du Mali ;
  • Elaboration par le Ministère de l’Economie et des Finances d’un Plan d’actions pour le transfert de 30% des recettes budgétaires de l’Etat aux Collectivités territoriales à l’horizon 2018;
  • Stratégie Spécifique de Développement des Régions du Nord est adoptée en juillet 2017 ;
  • Fonds de développement Durable (FDD) est créé en 2017 avec une dotation initiale prévue de 300 milliards de FCFA de la part de l’Etat.

 

Sur le Plan de la réconciliation, la justice et les questions humanitaires :

  • A la date du 30 septembre 2017, 089 personnes réfugiées ont été rapatriées et ont bénéficié des appuis alimentaires. Selon les estimations, il reste encore 142.386 personnes réfugiées dans les pays voisins ;
  • Depuis,  3 (trois) accords triparties sont signés entre le Mali, le HCR, le Niger, le Burkina FASO et la Mauritanie, pour le retour sécurisé des réfugiés, en vue de leur réinsertion ;
  • La Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) créée en janvier 2014, a enregistré plus de 2000 dépositions de présumés victimes ;
  • La Conférence d’Entente Nationale s’est tenue du 27 mars au 02 avril 2017 à Bamako et a traité, entre autres, de trois (3) thématiques principales à savoir : (i) la Paix ; (ii) l’Unité nationale et (iii) la Réconciliation nationale ;
  • La Charte pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale est élaborée, de même qu’une cartographie du répertoire des terroirs du Mali ;
  • Mise en œuvre de la Justice Transitionnelle à travers l’élaboration d’un document de Politique Nationale de Justice Transitionnelle adopté par le Gouvernement en novembre 2016 ;
  • Mise en place par Arrêté N°2017-2011/PM-RM du 22 juin 2017 d’une mission de bons offices dans les régions de Kidal, du Delta intérieur et de la Boucle du Niger ;
  • Désignation, par Lettre N°725/PM-CAB du 29 décembre 2017, du Point focal de la Commission d’enquête internationale ;
  • Jugement rendu de la Cour Pénale Internationale (CPI), sur la destruction du patrimoine culturel de Tombouctou.

 

1.2 Défense et Sécurité

 

1.2.1 Défense

 

En vue d’inscrire les opérations de défense dans une vision claire et cohérente garante de leur efficacité, le gouvernement a adopté en mai 2015 la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM) sur cinq (5) ans, pour un coût total de mille deux cent trente milliards cinq cent soixante-trois millions neuf cent soixante-douze mille trois cent quarante-neuf (1 230 563 972 349) FCFA sur la période 2015-2019, qui concrétise la volonté du Président de la République Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA de doter le Mali d’un outil de défense capable de relever les nombreux défis sécuritaires du moment.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de la LOPM, des efforts ont été consentis, en termes de :

  • renforcement des capacités opérationnelles et amélioration du cadre de vie et de travail de nos Forces de défense, à travers notamment :
    • l’acquisition d’armes, de munitions et de matériels roulants conséquents ;
    • l’acquisition de quatre (4) nouveaux appareils dont deux (2) avions de types Y-12 et des hélicoptères de combat de type MI-35, des avions de chasse et de transport ;
    • l’acquisition de onze mille (11 000) casques balistiques et plus de six mille (6 000) gilets pare-balles ;
    • l’acquisition de centaines de tentes collectives et de milliers de rations de combattants ;
    • le recrutement de cinq mille (5 000) soldats dans l’armée, deux mille cent quatre-vingt-sept (2 187) agents dans la Police nationale et cinq cents (500) dans la protection civile ;
    • la formation de huit (08) Groupements Tactiques Interarmes (GTIA) par la Mission de formation de l’Union Européenne au Mali (EUTEM-Mali) ;
    • la formation des pilotes et des équipages ;
    • la construction d’un centre de formation des militaires à Hombori ;
    • l’octroi aux ayant-droits de tout militaire tombé sur le champ de l’honneur d’un salaire de dix (10) ans du grade immédiatement supérieur à celui qu’il portait au moment de son décès.

 

  • Le renforcement des capacités opérationnelles a permis la montée en puissance des FAMAs et la réalisation par celles-ci de grandes opérations de sécurisation des institutions et des personnes, ainsi que de leurs biens :
    • opération MALIBA qui a mobilisé des milliers de soldats dans la partie Nord du pays, avec une mission réorientée après la signature de l’Accord vers la lutte contre le terrorisme, ainsi que la sécurisation des grandes agglomérations et des axes routiers ;
    • opération SENO démarrée en octobre 2015 dans les localités de Tominian, Koro, et Bankass qui a permis de neutraliser des dizaines de terroristes dans la zone ;
    • opération SOUTOURA dans la région de Sikasso qui a contribué à sécuriser les frontières avec la Côte d’Ivoire en éliminant des bandes de terroristes se réclamant d’ANSARDINE, en saisissant plusieurs matériels de guerre et en procédant à des arrestations ;
    • opération DAMBE qui a pris le relais de MALIBA pour parachever la mission de sécurisation et de lutte contre le terrorisme dans le Nord du pays ;
    • création en mars 2016 de la Force Spéciale Anti-terroriste (FORSAT) et son opérationnalisation.

 

1.2.2 Sécurité

 

Le Gouvernement a adopté dans le cadre du renforcement de la sécurité, la Loi de Programmation sur la Sécurité Intérieure pour un coût prévisionnel de quatre cent quarante-six milliards (446 000 000 000) FCFA, pour la période 2017-2021.

Cette loi a permis la réalisation de certaines infrastructures au profit des forces de sécurité intérieure :

  • construction de deux (2) commissariats de police à Kalaban Coro et à Kati Hèrèmakono ;
  • construction de quatre (4) brigades territoriales à Youwarou, Diamou, Sikasso et Koro ;
  • construction de trois (3) pelotons de garde nationale à Youwarou, Ténenkou et Nioro ;
  • construction d’un centre de secours à San ;
  • installation d’une antenne de l’Office Central des Stupéfiants à Gao ;
  • réhabilitation de l’Ecole Nationale de Police et du Centre de secours de Baco-Djicoroni ;

 

1.2.3 Renforcement de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière

 

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la bande Sahélo saharienne, le Président Ibrahim Boubacar KEITA s’est employé avec ses pairs à mettre sur pieds un outil de coopération militaire transfrontalière, le G5 Sahel.

 

Le Leadership du Président Ibrahim Boubacar KEITA a permis de faire du G5 Sahel une réalité, à travers notamment le renforcement des capacités opérationnelles des Etats du Sahel.  Aujourd’hui, le déploiement des forces du G5 Sahel est effectif et le siège de son état-major opérationnel est à Sévaré.

 

La mise en œuvre de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire et de la Loi de Programmation sur la Sécurité Intérieure a permis une montée en puissance de nos forces de sécurité  et de défense à travers une dotation conséquente en moyens adéquats, ainsi qu’un réarmement moral des troupes.

 

Désormais, le G5 Sahel est une composante essentielle dans la lutte contre le terrorisme dans le monde, en général et dans le Sahel en particulier.

 

1.3 Diplomatie

 

1.3.1 Efforts diplomatiques en faveur de la paix, de la sécurité et du développement

 

En vue de la résolution de la crise multidimensionnelle dans laquelle notre pays était plongé, le Président Ibrahim Boubacar KEITA a consenti d’énormes efforts sur le plan diplomatique, pour faire adopter par le Conseil de Sécurité des Nations Unies la Résolution-2164 du 25 juin 2014 relative au renouvellement du mandat de la MINUSMA.

 

Ces efforts ont abouti à la réussite du processus politique de sortie de crise dans le cadre des pourparlers inter-maliens en juillet 2014 à Alger.

 

Aussi, faudrait-il saluer la participation de qualité à la 69ème session de l’Assemblée Générale en marge de laquelle le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki MOON a tenu à organiser et coprésider avec le Président Ibrahim Boubacar KEITA une session spéciale sur la situation au Sahel.

 

D’autres initiatives diplomatiques ont été prises, toujours dans le cadre de la recherche de la paix notamment :

  • participation de qualité du Mali au Sommet des leaders africains et américains au cours duquel notre pays a été retenu parmi les six (6) pays pilotes pour l’initiative du Président OBAMA pour la paix et la sécurité en Afrique, les 6, 7 et 8 août 2014 à Washington ;
  • organisation du 27ème Sommet Afrique-France sur le Partenariat, la Paix et l’Emergence en présence d’une quarantaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi que des Représentants de plusieurs Organisations internationales, les 13 et 14 janvier 2017 à Bamako.

 

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, notre diplomatie a mené un certain nombre d’actions ayant abouti à la mise sur pied du G5 Sahel :

  • rencontre préparatoire des ministres des Affaires Etrangères du G5 Sahel et de l’Union Européenne le 5 juin 2015 à Bamako ;
  • Désignation en février 2017 de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA par ses pairs à la tête du G5 Sahel ;
  • approbation par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies de la Force Conjointe du G5 Sahel, le 21 juin 2017 ;
  • tenue du Sommet Extraordinaire du G5 Sahel en présence du Président de la République française, Son Excellence Monsieur Emmanuel MACRON, sur les questions de financement de la Force Conjointe du G5 Sahel de cinq mille (5 000) hommes, le 2 juillet 2017 à Bamako ;
  • participation du Président en exercice du G5 Sahel, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, à la 72ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, tenue le 18 septembre 2017 à New York, au cours de laquelle a été développée  une stratégie d’ensemble sur les réponses aux défis sécuritaires dans l’espace Sahélo-saharien et les menaces communes auxquelles sont confrontés les pays du G5 Sahel, la France et l’Europe ;
  • tenue de la réunion ministérielle du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur la Force du G5 Sahel les 30 octobre et 1er novembre 2017, à New York et à Washington, au cours de laquelle les Etats-Unis d’Amérique ont annoncé une contribution de soixante millions (60 000 000) Dollars US à l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel ;
  • visite du Conseil de Sécurité des Nations-Unies dans trois (3) pays membres du G5 Sahel à savoir le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso, pour collecter les informations nécessaires à la rédaction de son rapport, du 19 au 22 octobre 2017 ;
  • participation du Président en exercice du G5 Sahel, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, au Sommet Union Africaine-Union Européenne pour accélérer le déploiement des premières patrouilles de la Force conjointe du G5 Sahel, le 29 novembre 2017 à Abidjan ;
  • organisation d’un sommet en Belgique et obtention de financement pour l’opérationnalisation du G5 Sahel sous la présidence du Mali à la tête du G5 Sahel en 2017 ;
  • tenue de la réunion du G5 Sahel à l’initiative du Président MACRON au cours de laquelle l’Union Européenne, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis se sont engagés à apporter respectivement cinquante millions (50 000 000) d’Euros, cent millions (100 000 000) d’Euros et trente millions (30 000 000) d’Euros pour l’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel, à Paris, le 13 décembre 2017 ;
  • message du Président KEITA, Président en exercice du G5 Sahel, aux communautés des pays membres à l’occasion du troisième anniversaire de la création du G5 Sahel dans lequel il a, d’une part, réaffirmé sa ferme volonté et celle de ses pairs à faire face à l’insécurité et au sous-développement, et d’autre part, annoncé la tenue prochaine à Bruxelles d’une conférence internationale sur la Sécurité et le Développement au Sahel ;
  • tenue du Comité de Défense et de Sécurité des Chefs d’Etat-Major du G5 Sahel, le 6 janvier 2018, à Bamako ;
  • tenue de la première Réunion ministérielle sur l’opérationnalisation de la Force du G5 Sahel, le 8 janvier 2018 à Bamako.

 

1.3.2 Efforts dans le cadre du renforcement de l’outil diplomatique

 

Au vu du contexte particulier et des enjeux de souveraineté, il est apparu nécessaire de renforcer notre diplomatie par un certain nombre de mesures et d’actions :

  • relance des contacts politiques de Haut niveau et de la Coopération avec la Russie ;
  • création par Décret n° 2015-0708/PM-RM du 6 novembre 2015 du Centre d’information gouvernementale (CIGMA), afin de donner plus de visibilité aux actions du Gouvernement ;
  • renforcement du rôle du Ministère des Affaires Etrangères dans la coordination de la communication gouvernementale à l’endroit des partenaires bilatéraux et multilatéraux, y compris le système des Nations-Unies, relativement à la gestion de la crise et à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ;
  • ouverture de nouvelles Ambassades au Qatar, au Rwanda et au Tchad ;
  • mission commerciale d’Abou Dhabi érigée en Ambassade ;
  • ouverture du Consulat Général de Lyon.

 

Il faut noter la visite au Mali du Secrétaire Général des Nations-Unies, Monsieur Antonio GUTERRES, dans le cadre de la commémoration de la Journée Internationale des Casques Bleus, avec les soldats de la paix qui servent au Mali, les 29, 30 et 31 mai 2018.

 

La mise en œuvre des mesures prioritaires préconisées a permis au Mali d’être plus audible sur la scène internationale. Aujourd’hui, notre pays est plus écouté et respecté aussi bien aux Nations-Unies qu’au niveau des instances sous régionales et régionales.

 

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a décidé dans sa résolution 2295 (2016) de doter la MINUSMA, d’un mandat robuste lui conférant ainsi une posture proactive afin de faire face efficacement aux attaques terroristes.

 

II. « POUR LE BONHEUR DES MALIENS »

Cet axe vise à mettre à la portée de chaque citoyen les services sociaux de base.

 

2.1 Refonder l’école malienne pour reconstruire des compétences nationales

 

En vue d’améliorer l’accès à une éducation de qualité, le Gouvernement a poursuivi la mise en œuvre du Programme Décennal de l’Education (PRODEC).

Dans ce cadre, les principales réalisations ont porté sur :

  • construction et équipement de cinq (5) nouveaux lycées à Sangha, Djenné, Barouéli, Tominian, Gourma-Rharous, Niamana, Nara et Mandiakuy ;
  • ouverture des Instituts de Formation Professionnelle (IFP) de Konobougou, Diabaly, Bla, Bougouni et Kalaban Coro ;
  • construction et équipement des académies d’enseignement de Nioro, Dioïla, Ménaka, Taoudénit et Bougouni ;
  • création des académies d’enseignement de Kalaban Coro et de Bandiagara ;
  • construction et équipement des Instituts de Formation Professionnelle (IFP) de Sikasso, Kita, Yélimané et Kidal ;
  • création, construction et équipement de trois (3) Centres d’Animation Pédagogique (CAP) dont deux (2) à Ménaka et un (1) à Taoudénit ;
  • réhabilitation des Instituts de Formation des Maitres (IFM) de Niono, Kangaba et Kati ;
  • intégration de huit cent quatre-vingt-dix-neuf (899) enseignants communautaires dans la Fonction Publique des Collectivités Territoriales ;
  • recrutement de 2013 à 2017, de quatre mille soixante-douze (4 072) enseignants pour tous les ordres d’enseignement ;
  • recrutement de trois mille huit cent cinquante-sept (3 857) enseignants fonctionnaires des Collectivités Territoriales au titre de l’exercice budgétaire 2016 et intégration de quatre cent six (406) enseignants communautaires dans la Fonction publique des Collectivités Territoriales et de mille sept cent soixante-quinze (1 775) enseignants contractuels dans la Fonction publique des Collectivités territoriales ;
  • construction/réhabilitation et équipement de mille deux cinquante (1 250) salles de classe ;
  • inauguration par le Président de la République le 28 février 2017 de la Cité universitaire de Kabala bâtie sur une superficie de cent deux (102) ha dotée d’un bloc scientifique, de quatre (4) blocs d’hébergement pouvant accueillir quatre mille quatre-vingt (4 080) étudiants, des amphithéâtres ultra modernes, des salles informatiques, une bibliothèque virtuelle, des salles de classe, des terrains de sport et un réfectoire ;
  • mise en œuvre du Programme de développement des capacités en réparation des Manuels Scolaires ;
  • production d’un million trois cent quatre-vingt-seize mille huit cent cinquante
  • (1 396 850) livrets et guides d’alphabétisation ;
  • mise en place des critères de certification des établissements privés d’enseignement ;
  • mise en place des filières dans les établissements d’enseignement secondaire (général, technique et professionnel) ;
  • tenue de la première édition de la Fête des sciences, les 24, 25 et 26 novembre 2016 à Bamako, au cours de laquelle les scientifiques universitaires et non universitaires maliens et étrangers ont recommandé le partage et la transmission aux jeunes générations des sciences et des techniques en tant que culture ;
  • création de l’Agence malienne d’assurance qualité qui a pour rôle d’accréditer et d’habiliter non seulement les structures d’enseignement supérieur mais aussi les offres de formation ;
  • adoption du document de politique nationale des sciences et des innovations ;
  • institutionnalisation de la journée de la recherche et de l’innovation pour magnifier l’excellence et l’assiduité dans la recherche ;
  • opérationnalisation du Fonds Compétitif pour la Recherche Scientifique et l’Innovation Technologique.

 

Les réalisations dans le domaine de l’Education traduisent à suffisance la volonté du Président de la République et du Gouvernement de renforcer le secteur.

 

Grâce aux efforts engagés, le taux brut de scolarisation au premier cycle de l’enseignement fondamental, est passé de 70,1% en 2014 à 72,1% en 2017.

 

Toutefois, l’école malienne demeure confrontée à certaines difficultés et à des dysfonctionnements auxquels il faut remédier.

 

Mesures pour soutenir la création d’emplois :

 

A ce niveau, pour accroitre les chances de création d’emplois les mesures suivantes ont été prises :

  • mise en œuvre du projet « Formation professionnelle, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux » (FIER) qui concerne cent mille (100 000) jeunes ruraux dont 50% de jeunes filles/jeunes femmes dans vingt-quatre (24) cercles du pays ;
  • mise en œuvre du Projet de Développement des Compétences et emploi des jeunes (PROCEJ), pour renforcer l’employabilité des jeunes ;
  • poursuite du Programme emploi-jeunes de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) ;
  • financement de trois mille deux cent trente-deux (3 232) projets de jeunes ;
  • placement de vingt un mille deux cent cinquante un (21 251) jeunes diplômés, en stage de formation professionnelle ;
  • formation de 13 935 jeunes, à travers les travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ;
  • ratification des conventions de l’OIT sur le travail forcé, la politique de l’emploi, les agences publiques de placement, la santé, la sécurité des travailleurs et sur les agences privées de placement.
  • adaptation du Code de Travail aux évolutions du contexte socioéconomique et institutionnel.

 

Sur une prévision de 200 000 emplois, 234 275 emplois publics et privés ont été créés entre 2013 et 2018 soit un taux de réalisation de 117,14%.

 

2 .2 Développer une agriculture durable, moderne et compétitive, garantissant la sécurité alimentaire

 

Dans le cadre du programme 2013-2018, les actions suivantes ont été menées avec succès :

  • poursuite du développement de l’irrigation menée par l’Agence d’aménagement des Terres et de fourniture de l’eau d’Irrigation (ATI) ;
  • aménagement et mise à disposition de quatre-vingt-six mille cinq cent quarante-trois (86 543) ha sur une prévision de cent mille (100 000) ha ;
  • mise à disposition d’importants équipements agricoles subventionnés par l’Etat permettant d’équiper cinq cent soixante-deux mille cent onze (562 111) exploitants agricoles :
    • 1300 tracteurs ;
    • 500 motoculteurs ;
    • 1000 multiculteurs ;
    • 1000 sémoirs ;
    • 1000 charrettes ;
    • 400 batteuses ;
    • 400 décortiqueuses ;
    • 100 motopompes ;
  • subvention au cours de la campagne 2017/2018 de 150 784 tonnes d’engrais au profit des producteurs pour un coût total de 20 milliards FCFA;
  • accroissement de la production céréalière accrue passant de 5 736 092 tonnes en 2013/2014 à 9 295 974 tonnes en 2017/2018, soit une augmentation de 62,06% ;
  • production de riz accrue, passant de 2 211 920 tonnes en 2013/2014 à 2 707 555 tonnes en 2017/2018,  soit une augmentation de 22,41%. Les besoins de consommation annuelle de riz sont évalués à 852 924 tonnes ;
  • production cotonnière en forte progression avec 728 500 tonnes en 2017/2018 contre 440 000 tonnes en 2013/2014, soit une augmentation de 65,57 % ;
  • Accroissement des recettes générées en faveur des cotonculteurs au cours de la campagne 2017/2018, sont de cent quatre-vingt-six milliards (186 000 000 000) FCFA ;
  • diversification de la production agricole, à travers la promotion des cultures émergentes : 52 674 tonnes de sésame, 103 364 tonnes de pastèque, 75 600 tonnes d’anacarde, 7016 tonnes de pois sucré, 38 589 tonnes de gingembre, 2 903 tonnes d’oseille de guinée, 11 770 tonnes de soja et 4 500 tonnes de gomme arabique ;
  • augmentation des exportations de mangues du Mali qui passent de 25 955 tonnes en 2013 à 28 984 tonnes en 2017, soit une augmentation de 11,67%, sur une production estimée à 570 000 tonnes ;
  • nouveaux débouchés pour la mangue malienne : Maroc, Afrique du Sud et Allemagne.

 

2.3 Assurer la promotion de l’élevage

 

En vue d’assurer la promotion de l’élevage, les actions ont porté sur :

  • réalisation d’infrastructures de stockage :
    • 17 centres de collecte de lait ;
    • 28 banques d’aliment bétail ;
    • 2 camionnettes isothermes pour le transport de la viande ;
    • 1 abattoir moderne à Kayes ;
    • 38 aires d’abattage ;
    • 1 unité de transformation de lait à Nara ;
    • marchés à bétail ;
    • marchés à volailles ;
    • véhicules frigorifiques pour la collecte du lait ;
    • réhabilitation de l’abattoir frigorifique de Sabalibougou ;
  • mise en œuvre d’un programme national d’intensification de l’embouche :
    • 912 502 bovins, 423 580 ovins, 59 986 caprins et 17 757 porcins embouchés ;
  • réalisation de 14 000 ha de cultures fourragères sèches et 79 163 ha de bourgou ;
  • réalisation de 19 périmètres pastoraux pour une superficie totale de 298 600 ha ;
  • restauration des parcours pastoraux et de pâturages :
    • 8 180 ha de parcours pastoraux rstaurés ;
    • 19 forages et puits pastoraux réalisés ;
    • 11 forages réhabilités ;
    • 1 028 km de pistes rurales réhabilitées ;
    • 300 Km de parcours pastoraux balisés ;
  • établissement de 400 conventions locales de gestion de pâturages dans la région de Kayes ;
  • élaboration et approbation d’un manuel de procédures et de gestion de la subvention des intrants d’élevage et de pêche avec la participation des acteurs ;
  • formation des acteurs à l’utilisation du manuel de procédures et de gestion des intrants ;
  • fixation des prix repères des intrants par des textes ;
  • diffusion du manuel et de l’arrêté fixant les prix repères ;
  • diffusion par voie de presse de la liste des fournisseurs.

 

2.4 Développer l’aquaculture intensive

 

Dans le cadre de la promotion de l’aquaculture, les actions ci-après ont été menées :

  • mise en œuvre d’un programme national d’empoissonnement des plans d’eau ayant donné les résultats suivants :
    • 950 cages flottantes installées et empoissonnées ;
    • 859 étangs piscicoles réalisés ;
    • 18 micros barrages empoissonnés ;
    • 145 parcelles de riz pisciculture réalisées et empoissonnés soit environ 70 ha ;
    • 488 mares aménagées et empoissonnées ;
    • des débarcadères construits à Manantali, Gao et Ansongo ;
    • 200 kits de bacs hors sols distribués aux femmes.
  • construction d’un marché à poisson à Sikasso au profit des femmes vendeuses de poissons de Wayerma 1 ;
  • construction de 80 kiosques de vente de poisson au Marché central à Poisson de Bamako au profit des coopératives de vendeuses de poissons de Médine et de Dibida ;
  • construction de 2 hangars de 117 places au Marché à Poisson de Bamako ;
  • lancement du programme national d’empoissonnement des plans d’eau par l’installation de 1 300 jeunes dans la pisciculture en cages flottantes et de 200 femmes et jeunes filles dans la pisciculture en bacs hors sol ;
  • lancement du programme d’installation de 400 jeunes dans l’aviculture.

 

La production céréalière, toutes spéculations confondues, est passée de 5 736 092 tonnes en 2013/2014 à 9 295 974 tonnes en 2017/2018, soit une augmentation de 62,06%. La production cotonnière est passée de 440 000 tonnes en 2013/2014 à 728 500 tonnes en 2017/2018 ; ce qui place le Mali au 1er rang des pays producteurs de coton en Afrique subsaharienne.

 

La production de viande est passée de 51 559 tonnes en 2013 à 76 294 tonnes en  2017, soit un taux d’accroissement moyen sur les cinq dernières années de 6,48%.

La production de lait est passée de 1 641 788 litres en 2013 à 1 954 021 litres en  2017, soit un taux d’accroissement moyen sur les cinq dernières années de 3%.

 

Ces résultats découlent d’actions vigoureuses entreprises par les pouvoirs publics pour booster la production céréalière et assurer la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à travers notamment l’octroi de 15% des ressources du budget national au développement rural, la subvention des intrants, l’octroi de mille trois cents (1 300) tracteurs et la fourniture de petits équipements aux producteurs.

 

2.5 Réussir un nouveau programme de développement socio-sanitaire

 

En vue de renforcer la couverture sanitaire du pays, les réalisations suivantes ont été menées :

  • construction et équipement d’établissements sanitaires modernes dans les localités du pays présentant un déficit :
    • réhabilitation/construction de 25 Centres de Santé Communautaires (CSCOM) ;
    • construction du Centre de Santé de Référence (CSRef) de Kita ;
    • construction d’un centre d’hémodialyse à l’hôpital de Sikasso ;
    • construction d’un pavillon d’ophtalmologie infantile à l’IOTA ;
    • construction des Directions Régionales de la Santé de Sikasso, Ségou, Mopti, de l’hôpital de Sikasso et du siège du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), à Bamako pour un montant de neuf milliards deux cent trente-quatre millions six cent trois mille six cent quatre-vingt-sept (9 234 603 687) F CFA sur le budget national ;
    • acquisition de 231 véhicules dont 69 ambulances tout terrain équipées, pour un montant de six milliards sept cent six millions cent quatre-vingt-quatre mille cinq cent quarante-deux (6 706 184 542) F CFA ;
  • médicalisation progressive des formations sanitaires sur l’ensemble du territoire : 321 en 2013 ; 389 en 2014 ; 406 en 2015 et 415 en 2017.

Le taux de CSCOM médicalisés est de 32,03% en 2017 ;

  • mise en œuvre du projet « amélioration de l’environnement sanitaire pour les mères et les enfants dans les centres de santé du Mali » (BECEYA), en collaboration avec le Centre de Coopération International en Santé et Développement du Canada, d’un coût de huit milliards neuf cent soixante-neuf millions deux cent quatre-vingt mille sept cent cinquante (8 969 280 750) CFA ;
  • organisation régulière des campagnes élargies de vaccination et des programmes élargis de vaccination sur toute l’étendue du territoire national ;
  • organisation des 9ème et 10ème éditions de la campagne en faveur de la promotion de la planification familiale (PF) respectivement en 2013 et en 2018 ;
  • mise à niveau des hôpitaux de Koulikoro et de Markala ;
  • contrôle régulier de la qualité sanitaire des aliments et de l’eau de boisson.

 

Le nombre de CSCOM est passé de 1169 en 2013 à 1298 en 2018 soit une augmentation de 11,04%. Le taux de médicalisation des CSCOM se fixe à 32,03% en 2017.

 

La mortalité maternelle a stagné  entre 2013 et 2017 à 368 décès maternels pour 100 000 Naissances Vivantes.

 

Les différentes campagnes de vaccination ont permis de renforcer l’immunité de 9 264 248 enfants de 9 mois à 14 ans contre la rougeole.

 

2.6 Accroître le nombre de bénéficiaires d’une protection sociale universelle

 

Le Gouvernement a mis en œuvre des mesures tendant à renforcer la protection sociale. Ces mesures concernent :

  • renforcement et restructuration des mutuelles de santé ;
  • mise en œuvre de la règlementation de l’UEMOA sur la mutualité sociale ;
  • création de la Direction Nationale de la Protection Sociale et de l’Economie Solidaire ;
  • adoption de la Politique Nationale de Protection Sociale et du Plan d’actions 2016-2018 ;
  • adoption de la loi instituant les Pupilles en République du Mali ;
  • adhésion de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) à la Conférence interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) ;
  • réalisation de l’étude actuarielle des régimes gérés par l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS).

 

En conclusion, le pourcentage de la population couverte par les institutions de sécurité sociale de santé est passé de 15,34% en 2015 à 17,85% en 2017.

Le nombre de ménages les démunis couverts par les transferts sociaux est passé de 276 283 à 1 129 328 ménages.

 

C’est dire que l’objectif fixé a été largement dépassé.

 

2.7 Accroître la contribution des femmes au développement économique et social

 

Dans le cadre de la Politique Nationale Genre (PNG), de nombreuses mesures ont été prises en vue de contribuer à l’émergence des femmes au nombre desquelles figurent :

  • participation politique des femmes et leadership féminin pour l’amélioration des efforts de promotion de l’égalité des chances d’accès des hommes et des femmes aux fonctions électives et nominatives, à travers l’adoption de la Loi n°2015-052 du 18 décembre 2015 portant promotion  du genre dans les instances nominatives et électives ;
  • autonomisation économique de la femme et entrepreneuriat féminin pour la réduction de la pauvreté féminine, à travers la mise en place du Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Epanouissement de l’Enfant (FAFE).

 

La Loi n°2015-052 du 18 décembre 2018 portant promotion  du genre dans les instances nominatives et électives a suscité au Mali l’adhésion massive des femmes et des hommes.  Cet acte a été salué par les partenaires et amis de notre pays à travers le monde.

 

A titre d’exemple, sur les vingt-six mille huit cents (26 800) candidates aux élections communales du 20 novembre 2016, deux mille huit cent trente (2 830) femmes soit 26,56 %,  ont été élues contre 9% en 2009.

En outre, un appui symbolique du Chef de l’Etat d’un montant de trois cents millions (300 000 000) FCFA a été octroyé aux femmes candidates.

 

Le Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme et à l’Epanouissement de l’Enfant (FAFE) en deux années de fonctionnement a financé trois cent quatre-vingt-sept (387) projets en faveur de groupements et associations de femmes, parmi lesquels on compte sept mille six cent quatre-vingt (7 680) femmes bénéficiaires directes.

 

Nous pouvons conclure que la Loi n°2015-052 du 18 décembre 2015 portant promotion  du genre dans les instances nominatives et électives a fortement contribué à l’émergence politique des femmes au Mali.

 

2.8 Soutenir les femmes rurales

 

Des mesures spécifiques ont été initiées en faveur des femmes rurales :

 

  • mise en œuvre du programme d’implantation de plateformes multifonctionnelles ;
  • construction de 13 unités de transformation et de commercialisation de produits agricoles au profit de 840 femmes ;
  • renforcement du programme d’appui à l’autonomisation économique de la femme à travers la filière Karité pour booster l’entrepreneuriat féminin avec l’appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour un montant de plus 2,7 milliards de francs CFA ;
  • réinsertion socio-économique de 1 706 femmes dans les régions du Nord ;
  • formation de 192 femmes à la négociation et à la médiation ;
  • prise en charge holistique des femmes victimes de violences liées aux conflits, avec 4 unités de prise en charge à Kona, Ménaka, Gao et Tombouctou, ainsi que 14 cases de la Paix « Woyesifa » ;
  • adoption et mise en œuvre du plan d’action 2015-2017 de la Résolution 1325/2000 et connexes du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, document de référence pour toutes les actions relatives à la femme, paix et sécurité ;
  • tenue des premières Assises des femmes pour la paix au Mali, en novembre 2017, sous la présidence de Madame KEITA Aminata MAIGA, Epouse du Président de la République, Marraine de l’événement ;
  • abandon de la pratique des Mutilations Génitales Féminines/Excision (MGF/E) par mille deux cent quatre-vingt-six (1 286) villages, à travers la signature des conventions locales ;
  • prise en charge des porteuses de fistules et victimes d’autres complications de l’excision à travers le traitement médical et le financement d’activités génératrices de revenus ;
  • organisation des sessions de formation des femmes sur les mécanismes de protection des droits de la femme et sur les violences basées sur le genre et la prise en charge des survivantes ;
  • adoption de la politique nationale de promotion de la famille et de son plan d’actions triennal ;
  • mise en place des dispositifs communautaires de régulation et de prévention des abus et des violences sur les enfants.

 

2.9 Promouvoir une diaspora respectée et acteur du développement de la Nation

 

En vue d’assurer la protection des maliens de l’extérieur, promouvoir leur participation au développement du pays, le Gouvernement a mis en œuvre les actions suivantes :

  • création des Antennes d’Information et d’Orientation des maliens de l’extérieur au niveau de quatorze (14) postes frontaliers ;
  • inauguration le 15 mars 2018 par le Président de la République, de la maison des maliens de l’extérieur ;
  • adoption d’une politique nationale de migration (PONAM), le 3 septembre 2014, assorti d’un plan d’actions d’un coût évalué à cent vingt milliards (120 000 000 000) F CFA sur cinq ans ;
  • mise en œuvre de 264 projets de migrants, pour un montant total de neuf cent un million trois quatre mille quatre cent soixante (901 304 460) F CFA ;
  • signature de conventions de financement de projets en rapport avec la migration entre le Mali et l’Union européenne, dans le cadre de la mise en place du Fonds Fiduciaire d’Urgence, après le sommet de la Valette (Malte), pour un montant total de cent quarante-six milliards quatre cent cinquante millions huit cent quatre quinze mille cinq cent quarante-neuf (146 450 895 549) F CFA ;
  • organisation des opérations de réception des maliens rapatriés, en provenance d’Afrique (Centrafrique, Libye, Gabon, Guinée Equatoriale, Angola, Cameroun, Tchad, Algérie), d’Asie (principalement de l’Arabie Saoudite), d’Amérique (USA) et d’Europe (France, Italie, Allemagne, Espagne) ;
  • libération de plus de deux cents (200) maliens détenus dans les centres de détention en Libye et au Sénégal ;
  • appui financier et moral à certains compatriotes en situation de détresse ;
  • tenue du 1er Forum des femmes de la diaspora malienne ;
  • élaboration de la Politique Nationale de l’Intégration Africaine du Mali ;
  • contribution à la création d’un Centre Africain pour la Recherche et l’Etude sur les Migrations.

 

2.10 Conjuguer l’enracinement et l’ouverture culturelle

 

Conscient de tout l’intérêt que revêt la culture en tant que chantre de nos valeurs et facteur de développement, les actions suivantes ont été réalisées :

  • mise en œuvre du plan d’actions de l’UNESCO relatif à la réhabilitation du patrimoine culturel de Tombouctou et la sauvegarde des manuscrits anciens ;
  • mise en œuvre du projet « Timbuktu Renaissance », pour renforcer la présence culturelle du Mali sur la scène internationale ;
  • lancement de l’opération « SOS Monuments » visant à sensibiliser les populations sur la nécessité de protéger les monuments ;
  • classement de plusieurs sites culturels dont ceux de Hambarké Tolo à Djenné et de Gao Saneye.

 

 

III. « POUR L’AVENIR DU MALI »

Cet axe vise à édifier une économie robuste, créatrice d’emplois.

 

3.1 Développer les infrastructures de transport et de télécommunication

 

Au titre des infrastructures de transport et de communication, les actions du Gouvernement se sont déployées autour de :

  • construction et bitumage de 684 km de routes ;
  • construction/réhabilitation de 1 028 km de pistes ;
  • construction de l’autoroute Bamako-Koulikoro en deux fois deux voies ;
  • achèvement de la route du poisson ;
  • construction en cours de la route Zantiebougou- Kolondieba- Frontière Côte d’ivoire ;
  • construction en cours de la route bitumée Koutiala-Konséguéla-Fleuve Glo;
  • construction de route bitumée à Kirango (Markala) ;
  • reconstruction de la route Ségou-San ;
  • réalisation d’un échangeur au rond-point à Ségou ;
  • réalisation du pont de Kayo et de ses voies d’accès, du 2ème pont de Kayes et du pont de Ségou ;
  • construction du pont de Kouoro-barrage entre Sikasso et Koutiala ;
  • renforcement de la flotte avec l’acquisition de 2 bateaux à faible tirant d’eau pour la COMANAV ;
  • renforcement de l’entretien courant de plus de 42 000 km de routes du réseau prioritaire sur l’ensemble du territoire national dont environ 15 000 km de routes revêtues et 27 000 km de routes en terre et 7 500 km de pistes rurales dans les zones CMDT et OHVN ;
  • régulation du secteur des télécommunications des technologies de l’information et des postes par l’Ordonnance n°2016-014/P-RM du 31 mars 2016 ;
  • création de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel par Ordonnance n° 2016-001 du 26 janvier 2016 ;
  • Installation de nouveaux opérateurs téléphoniques (3ème et 4ème licence) ;
  • mise en place d’un point d’échange internet au Mali  et optimisation de l’accès à Internet ;
  • mise en œuvre du plan d’actions de la politique nationale des technologies de l’information et de la communication révisée et approuvée par Décret n° 2016-006/P-RM du 15 février 2016 ;
  • adoption et promulgation de la Loi n°2016-011 du 6 mai 2016 portant sur les règles applicables aux moyens, modalités, prestation et système de cryptologie au Mali ;
  • adoption et promulgation de la Loi N°2016-012 du 6 mai 2016 relative aux transactions, échanges et services électroniques ;
  • création de la Direction nationale de l’Economie numérique, de la Haute Autorité de la Communication, de la Société malienne de Transmission et de Diffusion, du Centre d’Information Gouvernementale du Mali (CIGMA) ;
  • mise en œuvre du plan d’actions 2015-2018 de la Stratégie de communication gouvernementale ;
  • mise en œuvre du plan d’actions de la Politique Nationale de Communication pour le Développement ;
  • mise en place d’un réseau de vidéosurveillance de 200 sites à Bamako, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao ;
  • mise en place d’un centre de donnée à Bamako ;
  • réhabilitation et modernisation de 84 bureaux de Poste à travers le réseau en fibre optique et de VSAT ;
  • mise en réseau d’environ mille (1 000) écoles et hôpitaux dans le District de Bamako et dans les régions ;
  • construction d’un réseau de fibre optique de 3 000 km environ permettant de connecter à l’horizon 2018 plus de 200 services de l’administration dans le District de Bamako et les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.

 

La réalisation de nouvelles infrastructures routières avec 684 km de routes bitumées et de 1028 km de pistes construites ou réhabilitées a concouru au désenclavement du pays.

 

Le renforcement de l’entretien courant de plus de 42 000 km de routes du réseau prioritaire sur l’ensemble du territoire national dont environ 15 000 km de routes revêtues et 27 000 km de routes en terre et 7 500 km de pistes rurales.

 

La mise en place du Point d’échange internet du Mali a permis  d’améliorer le revenu, des recettes fiscales et le contenu Internet d’une part, les gains de temps de connexion, le haut débit dans la navigation, la réduction des coûts, d’autre part.

 

3.2 Promouvoir l’accès au logement

 

Le programme du Gouvernement vise la construction de 50.000 logements sociaux. Le 30 juillet 2015, le Premier ministre a procédé à la pose de la 1ière pierre de 20.000 logements sociaux.

Suite aux travaux de construction, le Gouvernement dispose aujourd’hui d’un parc de 12.566 logements sociaux sur lesquels il a décidé d’attribuer en première tranche 5.928 logements dans le district de Bamako et les régions.

Sur les 5.928 logements, le programme d’attribution concerne 3 743 logements pour le District de Bamako, 985 logements pour les régions et 1200 en vente directe.

 

Il est à signaler que 2.052 logements ont déjà été attribués sous le mandat du Président Ibrahim Boubacar KEITA. A cette date,  6 638 logements sociaux ayant fait l’objet de conventions sont en cours de réalisation.

 

3.3 Mettre en place une nouvelle politique énergétique

 

La nouvelle politique énergétique vise à accroitre la production et diversifier les sources d’énergie en faisant la promotion des énergies nouvelles et renouvelables afin de soutenir l’activité économique, industrielle et assurer l’accès à l’électricité au plus grand nombre des populations.

 

Les réalisations et actions dans ce domaine sont les suivantes :

  • contribution à la dynamisation de l’interconnexion des réseaux de transport dans la sous-région (WEST AFRICAN POWER POOL – WAPP) pour accélérer l’échange d’énergie électrique entre les Etats de la CEDEAO ;
  • interconnexion Mali-Côte d’Ivoire ;
  • réhabilitation des centrales hydroélectriques de Sélingué et Sotuba ;
  • réhabilitation des infrastructures énergétiques dans les régions du Nord du Mali ;
  • mise en œuvre des projets d’extension et de réalisation de centrales hydroélectriques de Sotuba II (6 MW), Kénié (42 MW) et Gouina (140 MW) ;
  • mise en œuvre des projets d’extension et de réalisation de centrales thermiques au fuel lourd de Balingué (23 MW) et Kayes (92 MW) ;
  • réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 MW à Koulikoro (pour desservir Banamba, Touba, Kiban et Koulikoro) ;
  • réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 MW à Yanfolila ;
  • réalisation de centrales hybrides (combinaison de champs solaires photovoltaïques et de groupes thermiques diesel) dans les localités de Nara, Diéma et Ansongo ;
  • réalisation de 14 centrales hybrides solaires/diésel d’une puissance totale de 283 kWc ;
  • signature de conventions pour la réalisation des centrales solaires photovoltaïques de 33 MWc à Ségou et 50 MWc à Kita en mode PPP ;
  • installation de plus de 20 000 Lampes LBC types LED dans les bâtiments publics et administratifs (Cité ministérielle, Hôpitaux du Point G, Gabriel Touré et Kati) ;
  • mise en œuvre du Programme Pilote pour la Valorisation à Grande Echelle des Energies Renouvelables au Mali (SREP/Mali) ;
  • installation en cours de 3000 lampadaires ;
  • négociations en cours avec les adjudicataires provisoires pour la réalisation des centrales solaires de Koutiala 25 MWc et Sikasso 50 MWc ;
  • préparation du projet « Accès à l’énergie moderne » par la réalisation de
  • 1 500 lampadaires solaires photovoltaïques comme source d’éclairage public dans 21 localités de Mopti et Ségou » ;
  • installation de 2 632 Kits solaires individuels et de 10 Systèmes Adduction d’Eau Potable (AEP) ;
  • démarrage du projet Systèmes Hybrides d’Electrification Rurale (SHER) au profit de 50 localités et préparation en cours de projets similaires pour 90 villages.

 

Dans le secteur de l’eau, le programme gouvernemental vise à promouvoir l’accès à l’eau potable de manière équitable et durable et à améliorer le revenu des populations en facilitant l’accès à l’eau pour les autres usages.

 

Les principales réalisations enregistrées sont les suivantes :

  • Création de 5871 équivalents points d’eau modernes répartis entre :
    • 2 294 pompes à motricité humaine ;
    • 97 systèmes d’adduction d’eau potable, 86 systèmes d’adduction d’eau sommaires totalisant 1 097 bornes fontaines ;
    • 444 systèmes d’hydraulique villageoise améliorés (SHVA) ;
    • 244 puits modernes.
  • réhabilitation de 1 639 équivalents points d’eau modernes répartis entre :
    • 852 pompes à motricité humaine ;
    • 99 bornes fontaines ;
    • 6 systèmes d’hydraulique villageoise améliorés (SHVA) ;
    • 219 puits modernes.

 

Aussi, la mise en service des stations compactes de production d’eau potable de Missabougou (12000 m3/j) a permis respectivement de renforcer la capacité de production d’eau au niveau du District de Bamako et d’améliorer la qualité de service à Kalaban Coro et environs.

 

La réalisation du projet d’Alimentation en Eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala est un chantier majeur de la Politique Nationale de l’Eau. Ce projet d’un montant de plus de 165 milliards de FCFA favorisera l’accès à l’eau potable de plus de 1 200 000 personnes.

 

L’exécution des travaux de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable des villes de Nioro, Kayes, Sikasso, Kati et Koutiala à partir de 46 forages de reconnaissance réalisés.

 

A la faveur des activités menées, le taux d’accès à l’électricité est passé de 32,43% en 2013 à 42,00% en 2017 dont 94,00% pour le milieu urbain et 18,30% pour le milieu rural. La capacité installée est de 350 mégawatts pour un besoin de 700 mégawatts.

Le taux d’accès à l’eau potable est passé de 63,6% en 2013 à 68,0% en 2017 dont 74,4 % pour le milieu urbain et 65,3% pour le milieu rural.

 

Dans le domaine de l’environnement et de l’assainissement, les actions réalisées ont porté sur :

  • réhabilitation de 151 249 mètres linéaires de collecteurs et de curage de 623 752 mètres linéaires ;
  • curage et réhabilitation de 257 177 mètres linéaires de caniveaux ;
  • réalisation de 52 620 mètres linéaires de caniveaux et de 422 733 mètres linéaires de collecteurs ;
  • évacuation de 226 762 m3 de déchets des dépôts de transit dans les six communes du District de Bamako ;
  • réhabilitation de la station d’épuration de Tombouctou ;
  • construction de la station de traitement des eaux usées des teintureries à Bamako ;
  • construction de la station d’épuration du Centre National d’Appui de lutte contre la maladie (CNAM) ;
  • construction de la station d’épuration de l’hôpital de Sikasso ;
  • construction de la station d’épuration de l’hôpital du Point G ;
  • adoption du document du Cadre Stratégique d’Investissement et de Gestion Durable des Terres ;
  • organisation des 14ème, 16ème, 17ème et 18ème éditions de la quinzaine de l’environnement ;
  • intégration de la dimension environnementale dans le PDSEC des collectivités ;
  • mise en place du fonds climat Mali avec la mobilisation d’un financement d’environ 5,6 milliards de FCFA ;
  • réalisation de 4500 ml de protection mécanique du fleuve Niger ;
  • réalisation de 2900 ml de protection biologique du fleuve Niger ;
  • évacuation de 3000 m3 de déchets solides des berges du fleuve Niger ;
  • exécution d’une opération de faucardage et de curage du fleuve Niger ;
  • réalisation de 645 bio-digesteurs et 31 latrines connectées ;
  • 3 960 personnes dont 2020 femmes bénéficient des services du biogaz ;
  • 64 152 m3 de gaz produit/an ;
  • 88 747 ha de forêt claire sauvée ;

 

3.4 Optimiser les ressources minières

 

Les actions développées par le Gouvernement ont concouru à l’accroissement du potentiel minier, aux réformes indispensables en vue de tirer le meilleur profit du secteur.

 

Il s’agit notamment de :

  • ouverture de nouvelles unités minières :
    • mine d’or de Fekola (Région de Kayes) ;
    • mine d’or de Kofi (Région de Kayes) ;
    • mine d’or de Komana (Région de Sikasso) ;
  • simplification des régimes fiscaux, douaniers et de change pour le secteur minier ;
  • organisation des Etats Généraux du secteur minier ;
  • réalisation de levées géophysiques aéroportées et de cartographie au 200 000ème du birrimien ayant permis la découverte de nouveaux gisements d’or.

 

Avec  une production d’or de 55,621 tonnes en 2017 dont 6 tonnes pour l’orpaillage, contre une production d’or de 51,007 en 2013, le Mali occupe le 3ème rang des producteurs d’or en Afrique après l’Afrique du Sud et le Ghana.

 

La valeur ajoutée du secteur s’élève à 485,4 milliards de FCFA en 2017 contre 472,2 milliards FCFA en 2013 soit un bond de 13,2 milliards FCFA.

 

3.5 créer des unités industrielles

 

En raison de la faible contribution de l’industrie manufacturière au PIB (5%),  des politiques courageuses ont été mises en œuvre par le Gouvernement en vue d’accroitre le poids de ce secteur à l’économie :

 

  • cimenterie ” Ciment de l’Afrique” (CIMAF Mali SA)   inaugurée le 15 décembre 2016 à Diago,  Cercle de Kati ;
  • usine “Carrière et Chaux du Mali” à Karaga, Cercle de Bafoulabé, en cours de finition ;
  • usine de fabrication de câble électrique ” Mali câble ” réalisée à Moribabougou, Cercle de Kati, inaugurée le 28 novembre 2015 ;
  • usine de production d’engrais « Eléphant vert » à Ségou ;
  • unité de fabrication de fer à béton « Fer  Mali » à Moribabougou, en cours de finition ;
  • unité de fabrication de fer à béton ” Société Universelle de Matériaux de Construction  (SUEMC) ” à Moutougoula, Cercle de Kati, inaugurée le 27 novembre 2015 ;
  • unité de production de carbonate de calcium par Stones Industrie à Sélékegni, Cercle de Bafoulabé ;
  • unité de production de carreaux de marbre par Stones Industrie à Sélékegni, Cercle de Bafoulabé ;
  • unité de production de fer à béton – Mali par STEEL MILlS à Dialakorobougou, Cercle de Kati.

 

D’importantes réformes ont été mises en œuvre pour stimuler le secteur :

 

  • stratégie nationale pour le développement de la propriété intellectuelle au Mali et son plan d’actions adoptés le 26 novembre 2014 ;
  • politique nationale de la Qualité élaborée et adoptée avec son plan d’actions par le Conseil des ministres du 27 mai 2015 ;
  • répertoire de trois cent quatre-vingt-onze (391) Normes Nationales disponibles;
  • cinq (5) nouveaux Comités Techniques de normalisation créés : “Education nationale” ; “Santé et Hygiène Publique” ; “Biocarburant” ; “Transport” ; “Hôtellerie et Tourisme”;
  • trois (03) nouveaux domaines de normalisation identifiés, notamment, « Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) », « Banques et Etablissements Financiers » et « Produits Halal » ;
  • cinquante-deux (52) normes nationales révisées ;
  • cent quatre-vingt-dix-huit (198) normes nationales élaborées et homologuées ;
  • organisation du Salon international de l’industrie du Mali sur le thème : “accélérer l’industrialisation d’un pays de l’Hinterland”, les 19, 20 et 21 avril 2018 à Bamako avec comme invité d’honneur, la République sœur de Turquie.

 

3.6 Promouvoir le commerce

 

Dans le cadre de la facilitation du commerce les dispositifs ci-après ont été réalisés :

  • adoption de textes législatifs et règlementaires portant sur la protection du consommateur, la métrologie, la concurrence, le système de récépissé dans le domaine agricole ; les pratiques commerciales frauduleuses ;
  • création de la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, de l’Autorité de régulation du système d’entreposage et du projet de Formalisation des Acteurs du Commerce de Détail ;
  • construction du Laboratoire National de Métrologie ;
  • poursuite de la mise en œuvre du cadre intégré du commerce.

 

3.7 Permettre une croissance forte, durable et inclusive

 

La consolidation de la stabilité macroéconomique à travers une bonne gestion des finances publiques et la réalisation d’investissements publics/privés porteurs de croissance sont au cœur du Cadre Stratégique pour la Relance et le Développement Durable (CREDD).

 

Les principales mesures de réformes économiques et financières ont porté sur :

  • mise en œuvre du deuxième plan d’actions Gouvernemental pour l’Amélioration et la Modernisation de la Gestion des Finances Publiques (PAGAM/GFP II) ;
  • passage du budget de moyen en budget programme axé sur la performance ;
  • promulgation de la loi portant code de transparence financière et l’adoption de son décret d’application ;
  • élargissement de l’assiette fiscale ;
  • intensification de la lutte contre la fraude ;
  • adoption en 2016 de la loi sur le crédit-bail ;
  • adoption de la loi Partenariat Public Privé (PPP) et son décret d’application ;
  • adoption de la politique nationale de la promotion des investissements ;
  • organisation du Forum « Invest in Mali » sur le thème : « Faire le pari du Mali », les 7 et 8 décembre 2017 à Bamako ;
  • adoption de la politique nationale de développement de la micro finance et le plan d’actions 2016-2020 ;
  • adoption de la Loi relative aux transactions, échanges et services électroniques ;
  • mise en place du Programme de Développement Institutionnel visant la modernisation de l’Administration, la promotion de la culture de résultats et la restauration de la confiance entre l’Administration et les usagers ;
  • adoption de la politique nationale de gestion axée sur les résultats ;
  • adoption de la politique nationale de transparence visant à légitimer et crédibiliser l’action publique  et réconcilier les citoyens avec leurs institutions ;
  • augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires de 20% , passant ainsi de 330,75 à 400 F CFA ;
  • augmentation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti qui passe de 28.460 à 40 000 F CFA ;
  • augmentation du montant des allocations familiales, qui passe de 1500 à 3500 F CFA par mois et par enfant et à 4000 F CFA pour les enfants en situation de handicap ;
  • application effective de la mesure d’augmentation de plus de 30%  de l’indemnité de déplacement et de mission ;
  • valorisation des indemnités de responsabilité, de fonction spéciale, de logement et de sujétion ;
  • baisse de huit (08) points du taux de l’Impôts sur le Traitement de Salaire ;
  • augmentation des primes et indemnités des magistrats, du personnel socio-sanitaire, des surveillants de prison, des enseignants de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur ;
  • adoption d’une loi portant protection sociale des agents fonctionnaires de l’Etat en matière d’accident de travail et de maladies professionnelles ;
  • maintien du tarif d’eau et d’électricité à celui de 2014, à la demande des travailleurs.

 

L’amélioration de la performance du cadre macro-économique se poursuit à travers la bonne tenue des indicateurs macro-économiques.

Sur la période 2013-2017, la croissance moyenne du PIB s’est établie à 5,2% et le taux moyen de l’inflation est ressorti à 2,0%,  en deçà de la norme communautaire de l’UEMOA fixée à au plus 3%. Les crédits à l’économie ont progressé de 17% au cours des trois dernières années.

En matière de finances publiques, le déficit budgétaire dons inclus, base caisse, est ressorti à 2,9% du PIB en 2017.

De 2013 à 2017, l’Etat a consenti d’importants moyens financiers pour améliorer les conditions de vie et de travail de ses agents. Ainsi, l’incidence financière des primes et indemnités octroyées aux agents publics s’est élevée à quatre-vingt-neuf milliards trois cent soixante-treize millions six cent soixante-quinze mille deux cent quatre-vingt-cinq (89 373 675 285) FCFA.

 

 

3.8 Soutenir l’action des collectivités

 

En droite ligne du document cadre de politique nationale de décentralisation adopté par le Gouvernement, les principales actions mises en œuvre concernent :

  • création d’agences de développement régional (ADR) dans toutes les régions et le District de Bamako ;
  • signature de contrats plans Etat-Régions (Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Kidal) pour la réalisation de projets porteurs de croissance et d’emplois sur la période 2015-2019, à hauteur de 18 406 138 722 F CFA ;
  • mise en place des autorités intérimaires à Tombouctou, Gao et Kidal en application des dispositions de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ;
  • mise en place de la commission interministérielle de pilotage des transferts de compétences et de ressources de l’Etat aux Collectivités territoriales ;

 

Au 31 décembre 2017, le niveau de transfert des ressources aux collectivités était de 18,7%.

 

Dans la Loi des Finances 2018, 326,2 milliards de FCFA sont inscrits au titre du transfert des ressources aux collectivités, soit 19,61% allant progressivement vers l’objectif visé de 30%.

 

3.9 Investir dans la jeunesse malienne

 

Le Gouvernement s’est fortement investi en faveur de la promotion des jeunes à travers les actions suivantes :

  • rétablissement du Service National des Jeunes (SNJ), nouvelle formule, opérationnel en 2018 pour un coût d’un  milliard cinq cent millions (1 500 000 000) FCFA, pour le 1er contingent comptant six cents (600) jeunes ;
  • construction du palais des pionniers sur un terrain situé à Dianéguela en commune VI de Bamako, pour un montant d’un milliard cinq cent millions (1 500 000 000) FCFA ;
  • extension du camp de jeunesse de Soufouroulaye à vocation sous-régionale (2 milliards de FCFA) ;
  • réhabilitation du carrefour des jeunes de Bamako (2 milliards de FCFA) ;
  • construction de maisons des jeunes à Nioro du Sahel, Bandiagara et Massigui (900 millions de FCFA) ;
  • formation et équipement de mille deux cents (1 200) jeunes dans les corps de métiers de l’artisanat et de l’entrepreneuriat (600 millions FCFA) ;
  • financement de 150 jeunes dans le cadre de la seconde phase du Programme d’Appui à la Jeunesse Malienne (PAJM) (200 millions de FCFA) ;
  • insertion de 70 jeunes dans le circuit de la production en partenariat avec la CONFEJES et CDJS /CEDEAO ;
  • mobilisation de quatre cents (400) volontaires nationaux dans divers secteurs de développement ;
  • mobilisation de vingt mille (20 000) jeunes sur les différents chantiers des vacances citoyennes.

 

Dans le domaine du sport, de nombreux succès ont été remportés notamment :

  • adoption du document de politique nationale du développement du sport (PNDS) en Avril 2015 ;
  • loi régissant les activités physiques et sportives adoptée en juin 2017 ;
  • création du fonds national de développement du sport ;
  • création du centre de médecine du sport (CMS) ;
  • ouverture d’une filière de spécialisation en médecine du sport au niveau de la faculté de médecine ;
  • mise en place de la fédération malienne du sport scolaire et universitaire.

 

Au plan des infrastructures et équipements sportifs :

  • construction et équipement du centre de médecine du sport ;
  • construction de l’hôtel des sports ;
  • réhabilitation du Stade Ouezzin Coulibaly.

 

Au titre des résultats sportifs significatifs :

  • deux coupes d’Afrique des Nations (Cadets au Niger en 2015 et juniors au Sénégal la même année) ;
  • 3ème place à la Coupe du Monde des juniors en Nouvelle Zélande en 2015 ;
  • 6 coupes d’Afrique de Basketball toutes catégories confondues ;
  • Plusieurs médailles dans les disciplines de combat ;
  • Participation aux 8ème jeux de la francophonie en athlétisme.

 

 

IV. « POUR REUSSIR NOTRE NOUVEAU MALI »

Cet axe vise à bâtir une réelle démocratie à laquelle participeront tous les maliens.

 

En vue de moderniser et rendre plus efficaces les institutions de nombreuses actions ont été menées :

 

4.1 Relire la Constitution et renforcer le rôle des élus

 

Le projet de loi portant révision de la Constitution de 1992 a été adopté par l’Assemblée Nationale avant d’être retiré par le Président de la République pour relecture dans le but de préserver la cohésion sociale suite aux vagues de protestations contre ladite révision.

 

Les dispositions pertinentes contenues dans le projet de loi portant révision de la Constitution de 1992 devraient permettre d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, de renforcer le rôle des élus et de créer une Cour des Comptes, conformément aux directives de l’UEMOA.

 

En ce qui concerne le renforcement du rôle des élus, il  est important de noter qu’une innovation de taille a été introduite avec le vote d’une loi créant le statut de chef de file de l’opposition.

 

4.2 Améliorer la gestion des finances publiques et augmenter les recettes

 

Des dispositions ont été prises en vue de moderniser la gestion des finances publiques et d’enregistrer des progrès substantiels à travers l’élargissement de l’assiette fiscale et d’une plus grande maitrise des dépenses publiques :

  • passage à l’exécution du budget en mode programme, démarré en janvier 2018 ;
  • amélioration des outils de gestion des finances publiques avec une meilleure qualité de production et de présentation des documents budgétaires ;
  • présentation devant l’Assemblée nationale dans les délais des projets respectifs de la loi de finances et de la loi de règlement ;
  • recettes budgétaires en progrès de 64,73%, passant de 898, 2 milliards FCFA au 31 décembre 2013 à 1 479,6 milliards F CFA au 31 décembre 2017, grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, l’intensification de la lutte contre la fraude, la maîtrise des exonérations et aux actions initiées dans le cadre de la réforme foncière et cadastrale ;
  • paiement des arriérés de la dette intérieure : 108,48 milliards FCFA en 2014 ; 234,11 milliards FCFA en 2015 et 27 milliards FCFA en 2016.

 

4.3 Lutter efficacement contre  la corruption

 

Dans ce domaine, les actions engagées se poursuivent :

  • production à bonne date des rapports trimestriels destinés au Comité National de suivi de la mise en œuvre du nouveau plan gouvernemental 2014-2018 de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière ;
  • reprise en main et mise à jour des dossiers au niveau des trois (3) pôles économiques et financiers de Bamako, Kayes et Mopti ;
  • adoption de la Loi n°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite et création de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI). Le recensement des assujettis se poursuit activement.